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s’obstinoit à demeurer dans leur église, & s’occupoîfà considérer attentivement une peinture où les apô--tres étoient représentés , enveloppés de manteaux ,avec des sandales aux pieds, ainsi qu’on a coutumede les peindre. Ce tableau fit naître dans I’esprit deSégarelle une idée bizarre. II résolut d’imiter la viedes apôtres. 11 laissa croître la barbe & ses cheveux ,se fit faire un habit grossier, s’enveloppa d’un man-teau blanc, prit une corde pour ceinture , St marchaavec des sandales. 11 vendit eníuite une petite maisonqu’il avoir; St, lorsqu’il en eut reçu l’argent, il montasur une pierre qui servoit autrefois de tribune au po-destat de Parme, lorsqu’il haranguoit le peuple. IIjetta son argent dans la place, en criant : <> Prenne3> qui voudra ; c’est pour lui. » Quelques gueux , quis’amufoient à jouer près de-là , accoururent St ramas-sèrent promptement les especes. 11s retournèrent en-suite à leur jeu , en blasphémant le nom de Dieu.Après cet exploit, Ségarelle fit quelques prosélytes,dont le nombre s’accrut beaucoup par la licence qu’illeur donnoit.
SÉGESTA, du latin figes, moisson : divinité desanciens Romains, qu’ils supposoient prendre soin desbleds pendant qu’ils étoient en herbe.
SÉGIADAH. Ce mot arabe, qui signifie propre-ment l’adoration que l’on doit à Dieu, est employé parles Musulmans, pour désigner un petit tapis ou natte,de jonc, qu’ils portent toujours avec eux , pour s’easervir à mettre fous leurs genoux, lorsqu’ils font leursprières.
SEIGHS ou Soighs. Ce font, chez les Mahomé-tans , les prêtres qui se consacrent au ministère de laparole. On ne voit gueres que les chefs, ou supérieursdes derviches, qui occupent les chaires des moíquées;car les Imans rarement font en état ou veulent lé don-ner la peine d’instruire leurs peuples. Les Seighs, com-me nos prédicateurs, prennent communément pourtexte un passage de l’alcoran. Mais le sujet le plus ordi-naire de leurs instructions , est la vie de Mahomet &des autres prophètes, On trouve, comme ailleurs, à
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