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sont couvertes ; les autels sont dépouillés de leurs bou-quets de fleurs & d’autres ornements qui les décorent.L’Eglise est plongée dans la désolation & dans les lar-mes. La pénitence , les austérités, les prières redoublentpendant ces saints jours. Communément les Chrétiensparoiffent plus fervents & plus dévots. C’est peut-êtrele seul temps de l’année qui nous retrace quelque légereimage de ces heureux siécles de la primitive Eglise ,où la pénitence , la dévotion, la vraie piété, étoienten honneur.
SEMAINIER. On appelle ainsi, dans les monastères& dans les chapitres, celui des religieux, ou des cha-noines , qui est chargé de faire l’office pendant la se-maine , & qui doit assister à routes les heures.
SEMENTINES : fêtes que les Romains célébroient,tous les ans, dans le temple de la Terre, au mois deJanvier, au commencement des semailles, afin d’attirerla protection des dieux fur leuis terres.
SÉM1CA ou Imposition des mains. C’est le nomque donnent les Juifs modernes à la cérémonie qui sepratiquoit autrefois , lorsque quelqu’un étoit reçu aunombre des docteurs ou anciens. Le chef du sanhédrin,ou seulement un autre ancien, imposoit les mains aucandidat, en prononçant quelques paroles.
SÉMINAIRE : maison ou communauté , dans la-quelle ceux qui se destinent à l’état ecclésiastique sontinstruits de ce qui concerne les fonctions de leur mi-nistère.
1. Les ecclésiastiques qui ont commis quelque fautescandaleuse , sont envoyés , par leur évêque , dans leséminaire , afin qu’ils puissent reprendre , dans cettesainte maison, l’esprit de leur état. Plusieurs ministrespieux & fervents s’y retirent quelquefois volontaire-ment, pour s’y recueillir pendant un certain temps. C’estau concile de Trente que l’institution des séminairesdoit son origine. L’évêque est seul chargé du règlementde ces maisons, & c’est à lui qu’il appartient de choisirceux qui doivent les gouverner sous ses ordres.
2 . Les Mexicains avoient une espece de séminaire, oùles filles étoient élevées dans la pratique des austérités