V^[SEP]^ 533
troupes. C’est pourquoi ils tiroient des services consi-dérables de ces novices, pendant le temps de leurépreuve , parce que chacun cherchoit à fe distinguerpar quelqu’exploit, en fe jettant tête baillée dans lesplus grands périls.
Le même auteur nous apprend que la religion femêloit aux divertissements mêmes des jeunes Mexicains.Le lieu où ils jouoient étoit toujours situé auprès dequelque temple. Un prêtre présidoit à leurs jeux. Leurprincipal amusement étoit le jeu de la balle. « Les» prêtres y astïstoient, dit fauteur cité, avec le dieu,, de la balle ; &, après savoir placé à son aise , ils« conjuroient le tripot par de certaines cérémonies,» asin de corriger les hasards du jeu. »
Les Espagnols trouvèrent chez les Indiens qui ha-bitaient la vallée de Tunia , dans l’Amérique méri-dionale , des maisons publiques , auxquelles on peutdonner le nom de sem'naires, où les jeunes gens del’un & sature sexe étaient instruits dans la religion& dans la morale.
SEMI-PÉLAG1ENS : hérétiques du cinquième sié-cle , ainsi appellés , parce qu’ils n’admettoient qu’unepartie des erreurs de Pelage, & rejettoient l’autre. Ilsavouoient l’existence du péché originel, & la nécessitéde la grâce ; mais en même temps ils soutenoient quel’homme pouvoit faire les premiers pas fans cettegrâce, c’est-à-dire que fans elle il pouvoit , parexemple , desirer de faire le bien , & mériter parses propres forces la pretniere grâce nécessaire au sa-lut ; qu’ainsi le commencement du salut dépendoit dela volonté de l’homme : opinion erronée & contraireà celle de l’Eglise, qui veut qu’il vienne de Dieu:austi n’a-t-elle pas été plus ménagée par les conciles,que celle des Pélagiens.
SÉPARATISTES. Ce nom fut donné, en Angle-terre , à ceux qui ne voulurent pas se conformer auxrèglements d’Edouard, d’Elizabeth & de Jacques,touchant l’Eglise Anglicane, & qui firent une égliseà part. Ce sont les mêmes qui furent appellés Pori-
L1 iij