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Tome troisieme.
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traitement à tous les ecclésiastiques, persuadés.qûe ceseroit une œuvre infiniment agréable au bon principe.Dans cette idée, iis se mirent à courir le pays , .sacca-geant les églises qui le trouvoient fur leur passage, &massacrant impitoyablement tous les prêtres qu’ils pou-voient rencontrer. Grégoire IX, alarmé des progrèsde ces furieux, fit prêcher contr’eux une Croisade. LesStadings , qui avoient à leur tête un brave officier versédans sart militaire , se battirent avec beaucoup d’ordre& de courage ; ce qui n’empêcha pas qu’i's ne sussenttotalement déíaits par les Croisés, qui taillèrent et»pièces six mille de ces fanatiques. Cette sanglante dé-faite éteignit entièrement la seéie des Stadings.

STERCORANISTES, du \mnjitrcus , fumier, ex-crément. Ce nom fut donné à ceux qui croyoient que lecorps eucharistique de Jefus-Christ étoit sujet à la di-gestion & à ses luîtes, comme les aliments ordinaires.

Vers le milieu du neuvieme siécle, Pafchafe Bab-bert composa un Traité du Corps & du Sang deNotre Seigneur, pour l’insttuction des Saxons, en-core mal affermis dans les principes de la religionChrétienne. II difoir, dans ce Traité, que nous rece-vions , dans l’Eucharistie, la même chair & le mêmecorps qui étoit né de la Vierge : on l’a toujourscru ainsi dans L’Eglife. Mais les expressions de Paf-chafe choquèrent un grand nombre de personnes quiles attaquèrent vivement. Pafchafe les défendit, & ladispute s’échauffa : ce qui fit éclorre une infinité dequestions fur l’eucharistie , auxquelles on n'avcit pointencore pensé. On demanda, entr’autres choses, siquelque partie de l’eucharistie étoit sujette à être rejet-tée comme les autres aliments. Le pour & le contrefut soutenu avec chaleur : ceux qui croyoient qu’il étoitindécent de supposer que quelque chose de ce qui ap-partenois à l’eucharistie passât par les différents étatsauxquels les aliments font sujets, donnèrent à leurs ad-versaires le nom odieux de Slerco-anìjlts.

Quelques Latins ont aussi traité les Grecs de Sterco-ramftes. Ce reproche étoit fondé fur ce que les Arecsprétendoient qu’il étoit défendu de consacrer les joursC. R. Tome III. Q q