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Tome troisieme.
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bat de l’air & du feu , enfermés ensemble dans l’œufavant qu'il se fût ouvert ; après quoi, ils serrent en-core les deux mains l’une contre l’autre ; &, dans cetétat, ils les portent à toutes les parties du corps. 11sfinissent par se frotter avec les cendres sacrées le front ,la poitrine & les épaules, en invoquant leurs trois prin-cipales divinités, Brama, Vistnou & Ixora.

TAUROBOLE, ( le ) ou le grand sacrifice, chez lesRomains, consistoit, dit un auteur moderne, « à fairen une fosse, à U couvrir de planches trouées, & à» égorger un taureau fur ces planches , tandis que« l’homme pour qui se saisoit l’expiation , couché toutn de son long dans la fosse , se retournent de tous cô-» tés pour recevoir, fur chaque partie de son corps ,» le sang de la victime. La figure hideuse qu’il avoit» en sortant de-là , étoit un objet de vénération pour,> tous les assistants. -»

TAY-BOU-TO-NI : magiciens du royaume deTonquin , qui se vantent d’avoir des secrets pour guérirtoutes les maladies, ík qu’on a coutume d’appel er au-près du malade, lorsque tous les autres remèdes ontété inut les. Le magicien, pour en imposer aux sim-ples , arrive dans la maison du malade, dans un équi-page grotesque Sc singul er , tenant en main une petiteclochette, 6c accompagné de tymbales , de trompettes& de tambours. Tous ces instruments forment un con-cert bruyant. Pendant que le magicien fait ses conju-rations, Sc , pour augmenter le vacarme , il sonne lui—même sa petite clochette. II prononce certaines parolesmagiques, que personne ne peut entendre; fait descontorsions épouvantables Sc des sauts périlleux, ÔCcontinue cette extravagante cérémonie, jusqu’à ce que lemalade , qui est à l’agonie , rende le dernier soupir, oudonne quelques signes qui fassent espérer de sa vie. Si,malgré sart magique , la mort emporte le malade , lemagicien ne manque jamais de prétexte pour exculerrimpuissance de ses opérations, & fait ordinairementaccroire aux parents du défunt, que le démon qui aypitcausé sa maladie, étoit trop irrité pour pouvoir être ap-prise par aucun moyen.