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Tome troisieme.
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« pend une courroie de la même peau, large d'un doigt,» & longue d’nne coudée & demie , ou environ. Ilsposeur ces : filins au pliant du bras gauche ; & la« courroie, après avoir fait un petit nœud en forme33 de jod, ( lettre hébraïque ) se tourne autour du bras« en ligne lpirale, & vient finir au bout du grand doigt,» ce qu’ils nomment lefjïla-scd-jad, c’est-à-dire de la» main. Pour ce qui est de l’autre, ils écrivent les qua-33 tre passages , dont je viens de parler, fur quatre mor-„ ceaux de vélin séparés , dont ils forment un quarté ,« en les rattachant ensemble, sur lequel ils écrivent la» lettre sein ; puis ils mettent par-dessus un petit quarté« de peau de veau dure comme l’autre, dont il fort« deux courroies semblables , en figure & longueur,33 aux premieres. Ce quarté se met sur le milieu du front ;» & les courroies, après avoir ceint la tête, font un« nœud derriere en forme de la lettre dalet ; puis ils-> viennent se rendre devant l’estomac. lis nomment« celui-ci tejjìlu scel-rofc, c’est-à-dire, de la tête. „L’usage des teffilins doit son origine à ces parolesque Moyse d,t autrefois au peuple : « Vous lirez ces3) paroles pout signes fur vos mains ; elles vous seront33 comme des sronteaux entre vos yeux ; vous les écri-33 rez fur les poteaux de vos portes. 33 Les Juifs obser-vent de mettre le teffi'ún du bras le premier , ensuitecelui de la tête ; & , lorsqu’ils les quittent, ils commen-cent par ôter celui de la tête. Les passages tracés furles teffilins doivent être écrits de la main droite, avecune encre noire & très-pure ; il faut que les lettressoient séparées & bien distinctes , & qu’il n’y ait dansrécriture aucune rature. S’i! arrive par malheur qu’unJuif laisse tomber le teffilin du bras ou de la tête, il estobligé de jeûner pendant toute la journée. Lorsque l’onsatisfait aux besoins naturels, on doit tenir les teffilinséloignés de foi de la distance de quatre coudées, ou dumoins il est recommandé de les enfermer dans un sa-chet double, & de les placer fur la poitrine , vis-à-visle cœur. 11 est aussi défendu d’en faire usage dans lescérémonies funèbres. Les infirmités auxquelles les fem-mes font sujettes, ne leur permettent pas de se servir