Band 
Tome troisieme.
Seite
749
JPEG-Download
 

■**.-[ V E S 749

j> la tiare Anaxarete , après avoir réduit le tendre Iphis» à se pendre , tut métamorphosée en pierre. Rendez-« vous donc aux vœux d’un amant sidele, & n’irritez« point Vénus par une insensibilité coupable. Ainsi,j) puitle le cruel hiver respecter vos vergers ! Puisse l’A-i) quilon fc*gueux épargner les fleurs naissantes de vos» arbres ! »

Pomcne paroissoit émue de ce discours pathétique ,lorsque Vertumne , se dépouillant tout-à-coup de sonattirail de vieille, se montra sous fa forme naturelle,&í parut aux yeux de la nymphe aussi brillant que lesoleil, lorsque, perçant le nuage dont il étoit enve-loppé , il se montre aux mortels dans tout son éclat. IIse disposoit à ravir par la violence ce qu’on s’obstinoità lui refuser ; mais il n’eut pas besoin de ce triste ex-pédient. Les grâces de fa figure, plus éloquentes queles discours de la vieille , produisirent cet effet fur lecœur de Pomone. A la vue de Vertumne , cette nym-phe farouche aima pour la première fois. »

VERTUS théologales, ainsi nommées, parceque ce font celles que la théologie nous enseigne prin-cipalement , & qu’elles ont Dieu pour objet immédiat.Elles font au nombre de trois , sçavoir , la Foi, l’Es-pérance , la Charité , & font, pour tous les hom-mes , d’une nécessité indispensable pour le salut. Voyel-les chacune à leur article particulier.

VESPRES. Le mot latin vefper , qui signifie soir,a fait appeller ainsi les prières qui ie chanrent, dans lareligion Catholique , le soir des dimanches &. fêtes.Mais , pour comprendre la raison des grandes céré-monies usitées parmi nous aux premieres vêpres, ilfaut sçavoir que l’Eglise a pris du Judaïsme la cou-tume de commencer le jour par le soir ; c’est ce quifait que les premieres vêpres font encore aujourd’huil’ouverture & le commencement de nos fêtes.

VESTA : déesse des anciens Grecs & Romains ,fille de Saturne Sí de Rhés , & femme de Janus. Quel-ques auteurs oj,t cru quelle étoit la terre. Un plusgrand nombre a pensé qu’eile étoit le feu : l’espece deculte qu’on lui rendoit favorise ce sentiment ; & l’on