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Tome troisieme.
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I

dans lariv’ere d’Oby. Sa tête est armée de deux pe-tites cornes. Tous les trois ans on lui fait changer dedemeure , & on la transporte sur l’Oby, d’un lieu à unautre, en grande cérémonie , dans une barque cons-truite exprès pour elle. Si la pêche est abondante, cespeuples, par reconnoiffance, ne manquent pas de luien ostrir les prémices , & de lui frotter le groin avecde la graisse ; mais, s’il arrive que les pêcheurs ne pren-nent rien, ils attribuent, avec aussi peu de raison , cemauvais succès à leur idole, & s’en vengent par lesplus cruels outrages.

VIERGE, (/a sainte ) Voye[ Marie.

1. L’église d’Abyffinie honore la sainte Vierge d’un culteparticulier; on pourroit même l’accuserde savoir pouffétrop loin : elle lui rend des honneurs extraordinaires& lui attribue un pouvoir fans bornes. S’il arrive quequelqu’un blâme cet excès de dévotion : le peuplefurieux l’appelle l’ennemi de Marie, & se prépare àle lapider. ]

2. Les habitants du Monomotapa , en Afrique, rendent |

un certain culte à une vierge qu’ils nomment Péru , '

ou, selon , d’aurres Al-Fìroo. Ils ont construit en son \

honneur des temples & des couvents, qui font habitéspar un certain nombre de filles obligées de garder une jvirginité perpétuelle. 1

Vierges. Dans la primitive Eglise, « rl y a vol tun grand nombre de filles, dit l’abbé Fleury , qui con- 1

sacroient à Dieu leur virginité, soit par le conseil de I

leurs parents , soit de leur propre mouvement. Ellesmenoient la vie ascétique, & l’on comptoir pour rien la jvirginité, si elle n’étoit soutenue par une grande mortifi-cation , le silence , la retraite , la pauvreté , le travail tles jeûnes , les veilles, les oraisons continuelles. Onne tenoit pas pour de véritables vierges celles qui vou-voient encore prendre part aux divertissements du siécle,même les plus innocents; faire de grandes conversa-tions, parler agréablement & montrer leur bel esprit;encore moins celles qui vouloient faire les belles, separer , se parfumer, traîner de longs habits , & mar-cher d’un air affecté. S. Cyprien ne recommande press