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que les Siamois ne manquent pas d’attribuer à la sain-teté de leurs moines. Pour donner une raison naturellede ce fait, on peut dire que, dans ce te saison , les ani-maux, trouvant dans les campagnes une pâture abon-dante , sont beaucoup moins furieux & moins à crain-dre.
VINAÍAGUIEN. C’est le nom d’un des dieux desIndiens. Sa naiflance est des plus singulières. Parvardi,femme d’Ixora , un des p'incipaux dieux de l’inde,étant un jour dans le bain, conçut un st violent délitd’avoir un enfant, qu’il s’en forma un aulst-tôt de la sueurqu’elle ramassa sur son sein ; ce qui n’est pas moinsextraordinaire, cet enfant, dès fa naissance, parut grandcomme un jeune homme de vingt ans. CependantIxora, qui étoit alors absent, revint au logis, ne fça-chant pas que fa famille s’étoit augmentée. 11 fut sur-pris de voir un jeune homme s’entretenir avec fa femmeassez familièrement ; Sc il commençoit à faire éclaterfa jalousie, lorique Parvardi l’appaila, en lui racontantle fait. Quelque temps après, le pere de Parvardi, quiétoit un roi puissant, donna un festin solemnel, pourcélébrer la naissance de son petit-hls , que fa mersavoit nommé V^naïa^uien. Tous les dieux y turent in-vités , à l’exception d’Ixora , qui fembloit avoir droitd’y tenir la premiere place. Sensiblement piqué de cetastront, il vint, transporté de fureur, au milieu du fes-tin , troubler la joie des convives. Après avoir exhaléfa rage en mille imprécations, il s’arracha une poignéede cheveux , & en frappa le plancher , dont il sortittout-à-coup un énorme géant. Ce monstre se jecta d’a-bord avec furie fur les dieux qui étoient du festin. 11maltraita particulièrement le Soleil & la Lune. D’unsouffler il cassa toutes les dents au. premier, & meurtrit levisage de l’autre à coups de pieds. Elle cn a toujoursdepuis conservé des taches, disent les Indiens. Le beau-pere d’Ixora, qui étoit le plus coupasse, fut mis enpièces par le géant ; & le malheureux Yinaicguten eutla tête coupée. Lorsque le ressentiment d’Ixora fut as-souvi , il eut un vif regret de la mort de son fils. II en-treprit de le ressusciter ; mais, ía têce ay«yt été brisée 5