DU MARÉCHAL DE SAXE. 4 9
n’avaient d’autre parti à prendre que de tâcher " "
de s’échapper : tant il est vrai que le trop de ^confiance n’est pas moins dangereux a la guerreque le défaut de jugement.
L aile droite de première ligne étant tombéedans unboyau des Turcs ; ceux-ci, quoiqu’étonnésde cette visite imprévue , coururent aux armes ,
& firent feu fur les Impériaux ; le Comte de Palfyconduisait cette attaque, sa cavalerie marchait lemousqueton haut, il lui ordonna de tirer ; ce fut ledernier signal du combat: cette déchargé portantl’épouvante dans les Janissaires, ils poussèrent descris terribles, & quittèrent cette partie de leurstranchées.
Le brouillard était si épais qu’on ne se voyaitpas à dix pas : cependant les Spahis, & même lesTartares contre leur coutume , étant accourusdu côté du feu & s’étant présentés devant lacavalerie Impériale , les Janissaires se rallièrentSí revinrent en foule dans les tranchées qu ilsavaient abandonnées.
La cavalerie de f aile droite de première Imnedes Impériaux ayant chargé & mis en fuite'lesSpahis & les Tartares, marcha en avant malgréTome L G