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Tome I.
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1734

HISTOIRE

un orage qui dura plus de deux heures: il finitpar un brouillard fi épais - qu’à peine pouvait-on se voir à quatre pas : dès qu’il fut dissipé, leDuc de Noailles fit ses dispositions pour fat-taque des lignes ; elles n’avaient pas de fossédans cette partie. Le Duc de Noailles mit sixcompagnies de grenadiers de front, elles étaientsoutenues par cinq autres : les onze piquetssuivaient dans le même ordre: les deux brigadesvenaient ensuite en colonne, laissant entre leursbataillons , la distance convenable pour la fa-cilité des manoeuvres : les cent carabiniers &les dragons marchaient fur la droite Sc fur lagauche des brigades d’infanterie. A l’approchedes troupes Françaises , les Impériaux firenttrois décharges presqu’à bout touchant: ce feutrès - vif n’ayant pas empêché d’efcalader lesretranchemens, les Impériaux prirent la fuite.Les Français, maîtres des retranchemens, enabattirent les parapets, Sc donnèrent un passagelibre à la cavalerie. Les Impériaux comptaientfi peu qu’il fût possible de les attaquer dans cettepartie, qu’iís n’y avaient qu’environ six-censhommes de pied Sc cinquante à cheval ; le reste

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