212 HISTOIRE
======= informé des gens du pays, ainsi que des déserteurs,
íi elle ne l’étoit pas auprès de la ville A derrièrele ravelin qui en couvre le pont: ayant apprisqu’elle n’y était profonde que jufqu’à la ceinture ;il résolut d’attaquer le ravelin, de l’autre côté dela rivière : il était commandé d\me montagne delaquelle on découvrait le ravelin qui était au pied ,Sc la fortification de la gauche juíque dans lefolié; de façon que cet ouvrage étant vu derevers Sc enfilé, il lui paraissait aisé de s’en em-parer : il jugeait auffi que la rivière étant guéable,
Sc la ville n’étant défendue dans cette partie, quepar des murailles sèches ; il serait facile d’y fairebrèche Sc d’y donner un assaut, en traversant larivière: ce qui le détermina encore, est que nepouvant avoir plus d’un bataillon de tranchée Scy ayant dans la ville treize-cens hommes degarnison, & huit-cens bourgeois armés ,* il voulaitfe mettre à couvert d’une sortie générale qui auraitpu balayer fa tranchée, Sc emmener ou enclouerIon canon, dont il n’avait que douze pièces I .
Le Comte de Saxe exposa toutes ces considé-rations à MM. les Ingénieurs Sc aux Officiers
* Il y en avait dans la ville, quarante-cing pièces de tout calibre.