ai8 HISTOIRE
: Égra ayant capitulé ,1e 19, voici la lettre que
le Comte de Saxe écrivit au Marquis de Breteuil,& dont il chargea le Comte de Broglie, qui futfait Brigadier.
batterie dans la journée du 9. Onfit la nuit suivante la branche gauchede la parallèle, ce qui avec le travailde la nuit précédente faisait six-cens toises d’ouvrages : les travail-leurs prenaient chacun un gabion ,& conduits par les Ingénieurs , ilsaidaient les sapeurs à rouler cesgabions jusqu’à ce que le tracé futachevé ; ils se plaçaient ensuitederrière lesdits gabions, dont ilsavaient deux, chacun, à remplir.
F On fit, la nuit du 9 au t o, centhuit. toises de sape, & on s'approchade trente toises du glacis : on com-mença une autre batterie à la gau-che 5 elle fut perfectionnée dans lejour, de manière à y mettre la nuitsuivante quatre pièces de canon.
Le 10 au soir, M. Desmarets ,Commissaire Provincial , fut tuéd’un coup de canon dans fa batterie :un grenadier fut tué aufli à la saped’un autre coup de canon , & M.de Fourcroy, Ingénieur, fut bleííe :les ennemis tirèrent ce jour-là plusde quinze-cens coups de canon.
La nuit, du 1 o au n , on fit centvingt toises de sape, mais on ne
put se loger sur le chemin couvert,parce qu’il fallut s’écendre de droite& de gauche : on abandonna labatterie de la gauche , fa positionétant trop basse : M. de fiancé enétablit une qui commença à tirer ,le 11 à dix heures du matin , Ôc quifut dirigée fur le demi-bastion de lagauche : il y eut, le 11, trois soldatstués ; M. Monin, Commissaire d’ar-tillerie, &c six soldats furent blessés :la batterie de Desmarets fut si bienservie ce jour-là, qu’à trois heuresaprès-midi, tout le canon du demi-bastion était démonté: on trouva, lex z, beaucoup de fonds bas, en pouf-fant la sape , pour s approcher de la
demi-lune, ce qui retarda Pouvrage ;les travailleurs ayant de l’eau jusqu’àla cheville du pied: les ennemis gar-nirent cette nuit les bords de la ri-vière de grands arbres , dont ilsjettèrent les branches fur la rive, &mirent les racines dans l’eau dans lacrainte qu’on n’en tentât le paflàgeôc qu’on n’attaqua la demi-lune parla gorge : on fit cette nuit cent toi-ses de sape : on mena quatre piècesde vingt-quatre, Sc deux de douze ,