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bloient un peu aux caraòteres Grecs; & à me-sure que l’art d’écrire s’est perfectionné , ils ontacquis la forme qu’ils on r aujourd’hui. Dutems de PLanude , Auteur Grec qui vivoit auquatorzième íiecle, ilsavoient une forme assezapprochante de quelques - uns des caractèresgrecs.
Quoique cet Auteur ne compte que neufcaractères , les Indiens & les Arabes fai-soient usage d’un dixieme : c’étoit un zéro,qu’ils exprimoienr par un cercle ; mais commeils ne lui donnoient aucune valeur , ils necroioient pas qu’on dût le mettre au rang descaractères des nombres. On le nommoit Chiffra ,mot qui signifie rien ; d’où vient le nom géné-ral chiffre , qu’on a donné dans la fuite auXcaractères Arabes, c’est-à-dire aux nôtres.
L’usage de ces caractères si simples facilitabeaucoup les opérations de l’Arithmétique , Lócette facilité donna lieu à de nouveaux artificesdans le calcul. L’an 1510, Lucas de BurgoSancll Sepulcri apporta ces artifices de l’Orient,&• les publia en 1 ç 2.3 , dans un livre de fa com-position , intitulé : De jumma Arithmetìc<t aCGeometridt, Parmi les nouveautés que contientce livre , on distingue les réglés de fausse po-sition simples & doubles, qu’il nomme Régiesd'ELcalaìn .
II ne s’agissoit plus que de simplifier toutesces méthodes pour perfectionner l’Arithméti-que , & c’est ce que les Mathématiciens ontfait dans la fuite d une maniéré insensible. Lesplus habiles d’entr’eux, en variant les diffé-rentes réglés ou inventions de cette partie desMathématiques , ont formé d’autres fortesíi’Arithméciques.