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Alors Stifels monta en chaire , & exhorta cespauvres gens à se préparer à recevoir Dieu, quialloit descendre sur la terre , disoit - il ? pourjuger tous les hommes. Chacun avoir les yeuxouverts & le cœur ferré. On resta plufieursheures dans cet abattement & cette impa-tience.
Le Ministre commençoit déja à craindre des’étre trop avancé , lorsqu’un orage qui se for-ma tout-à coup , releva ses espérances. U crutque fa prédiction alloit s’accomplir. Dans cetteidée , il redoubla d’ardeur pour émouvoir sonaíïèmblée. Tous ses Auditeurs prosternés sou-doient en larmes ; mais le Ciel redevint bien-tôt serein , & rien ne parut. II n’y eut des-lorsplus d’espoir de voir le jugement universel.Le peuple comprit clairement que Stifels^étoit ou un fourbe , ou un ignorant. Indignéd.’avoir cté trompé , il se livra aux mouve-mens de son indignation. H l’arracha de lachaire , &c après l’avoir maltraité de coups, ule mena garotté à Wittemberg. Son impru-dence étoit grave. Heureusement Luther , dontil avoir été Disciple , s’ìntérelía pour lui & ap-paisa cette affaire. 11 Pexhorta d’étre plus sage àl’avenir. Stifels le lui promit, JL ne tint pas pa-role. 11 chercha la fin du monde jusqu’à la fin desa vie , qu’il termina en 1567 , âgé de quatre-vingts ans.
Cependant on écrivoit toujours les quanti-tés , comme je viens de le dire. Cela formoitun grand embarras dans la résolution des equa- .rions. M. Viete est le premier qui s est servi deslettres de l’alphabet, pout défignet les quanti-tés connues. C’étoit un Magistrat ( il etoìt Mai-
1580.