8o, Histoire
Dieux pour tous les maux réels ou imaginairesdont on étoit affligé , & cette forte de promo-tion de Divinités fut íì nombreuse , qu’il n’yavoir aucun lieu dans Rome qui ne fût consacréà quelque Dieu, ni aucun jour qui ne fût célé-bré par quelque sacrifice.
Toutes sortes de maux naquirent de ce dé-règlement ; de forte (\vì Agrippa , gendre d 'Au-guste j & Gouverneur de Rome , crut devoirdéfendre la pratique de ces cérémonies dansRome.
Tibere alla ensuite plus loin : il chassa del’Iralie tous ceux qui ne vouloient pas y re-noncer. Les superstitieux regardèrent ces Or-donnances contr’eux comme des persécutions ;& persuadés qu’il valoit mieux obéir aux Dieuxqu’aux hommes, ils continuèrent en secret leculte qu’ils leur rendoient. C’est un mauvaisparti en effet que celui de persécuter quel-qu’un en matière de Religion : il faut l’cclaHrer , lui faire connoître son erreur, & le rame-ner par la douceur & par la raison d la vérité &à son devoir. Les Philosophes pouvoient seulsproduire cette conversion , mais les Empe-reurs Romains n’en fa voient pas allez poursentir le prix des lumières & du savoir.
__ Plusieurs siécles s’écoulerent dans cet aveu-
,, nn „ nS glement général : & cenefutqu’au commen-après J. C. cernent du quinzième liecle que les sciences re-prirent faveur. C’est auslì dans ce tems qu’onrecommença à cultiver la Géométrie. Deuxhommes de génie sonnèrent ensemble une sortede ligue pour remettre les Mathématiques encrédit. Le premier se nommoit Purbach. 11 Rat-tacha à rendre plus exaéts les calculs de laTrigo-
nométrie,