DE t’ ASTR ONOMI fií Iil'
ëc qae l’emítement se joint au délire de l’en-thousiasme ?
M. Pelìffon a connu un homme qui disoiççntendre le bruit & le choc des sphères célestes.Rendons cependant justice aux Anciens qui nefirent nulle attention à cette pensée de Pytha-gore sur la Musique des Astres.
Après lui j Philolaé , Philosophe Grec , ob-serva avec soin les mouvemens des Astres : ilvoulut même les expliquer. A cet effet, aprèsles avoir en quelque forte combinés , il pensaque la Terre étoit livrée à deux mouvemens,un de rotation fur son axe , & un de progres-sion ou de translation sur l’écliptiquc.Ce senti-ment, quoique conforme à la vérité , parut ri-dicule , parcequ’on voyoit marcher le Soleil ,& qu’on n’appercevoit pas le mouvement de laTerre. Mais ce Philosophe étonna bien davan-tage , quand il soutint que le Soleil n’a de lui-mcmeni lumière , ni chaleur • que ce n'est qu’u-ne espece de miroir qui réfléchit l’une & l'ati-tre , lesquelles lui viennent des Planètes. Cesentiment n’eut aucun partisan.
Des objets plus imporrans occupèrent lessuccesseurs à& Philolaé. Un Astronome , nom-mé Phaìnus , étudia le cours des Astres & en fitla base de l’Astronomie. II eut pour discipleMeihcn , qui se lia avec Euclernon pour suivreles conseils de son Maître. Ils observèrent en-semble feutrée du Soleil dans le tropique ducancer , c’est-à-dire le Solstice d’Eté , & firentusage d’un Héliomètre , instrument qui leurservoit à mesurer le cours du Soleil. C’c-st toutce que nous en savons. Ils observèrent aussi par-ticulièrement le lever &c le coucher de quel-
4ti ansavant J. C.