dei/Astronomie. 147présenta un spectacle décisif ; ce fut des phasessemblables à celles de la Lune. Je dis décisif,parcequ’il ne découvrit rien d'assuré dans lesautres Planètes. Seulement il crut remarquerautour de Saturne deux especes de Globes, qu’ilprit d’abord pour deux Satellites , & qui n’é-toient ni des Globes , ni des Satellites, il com-prit clairement son erreur, lorsqu’il vit deux ansaprès fdisparoître ces Satellites prétendus. Cephénomène forma une énigme pour lui, qui nefut devinée qu’après fa mort.
Cependant ces découvertes valurent à Gali-lée la plus grande réputation. Elles porterentson nom dans tout l’Univers, & lui procurè-rent cette satisfaction qu’on goûte lorsqu’on afait quelque chose qui est utile au genre hu-main. Malheureusement ses succès furent trou-blés par une affaire fâcheuse que son zele pourl’amour de la vérité lui suscita.
11 admettoit le mouvement de la Terre; & detous les systèmes astronomiques, il jugeoit quecelui de Copernic étoit le plus vrai. Ses Disci-ples embrasseront cette opinion , Sc la répandi-rent. Un Moine ( le P.Foscarini , Carme ) vou-lut même la concilier avec les passages de l’E-criture-Sainte , ou il est dit que la ferre est im-mobile. II faisoit voir que lTsprit-Sainr s’étoiténoncé là, conformément au langage du tems.Cela étoit fort sensé , & cependant cette ex-plication gâta tour.On'déíéra son livre à la Con-grégation des Cardinaux Préposés pour jugertous les ouvrages où la Religion étoit inréreílce;Lc ce Tribunal le condamna. Celui de l’Inqui-sition prit aussi connoisiance des sentimensdu P.Fojcarini fur le mouvement de la Terre. O 11 siit
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