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Regnaiilt , dans ses Entretiens de Physique , enréfléchissant sur l’efíet d’une pareille machine ,a avancé qu’on devoir attendre la chaleur laplus vive d’un miroir ardent composé de plu-sieurs miroirs plans dirigés vers le même en-droit , & disposés en forme de pyramide. En-fin M. de Buffon vient de réaliser l’aísertion duP. Regna.uk , en faisant exécuter un miroir sem-blable. II est composé d’environ quatre censglaces planes d’un demì-pied en quarté: ilfond le plomb & l’étain à cent quarante piedsde distance,& allume le bois beaucoup plus loin.
On volt par ce détail que les miroirs ar-dents font une découverte presque de nos jours,quoique les Anciens l’aient connue , & qu’ily ait près de huit cens ans que l’Arabe lbn~Heiten en ait parlé j car cet Auteur vìvoit en-viron dans le aixiçme siecle. C’est encore un si-lence très considérable depuis Ptolèmèe , quien avoit écrit ; mais cet intervalle est le temsauquel toutes les sciences furent négligées. Cen’eít même que daps le onzième siecle qu’aparule premier Traité d’Optique digne de quelqueattention. 11 est d’un Arabe nommé Alhaqen.Cet Auteur rassembla toutes les idées de Pto-Umée fur la réflexion de la lumière , 8c y joi-gpit les siennes touchant la réfraction. II traita ”ainsi de la Çqcpp r riquc , qui est , si l’on peut par-ler de cette maniéré, la science de la réflexionde la lumière, & de la Dioptrique, qui est cellede la rétraction. Dans cette seconde partie del^pdque, é-ha\en tâche d’expliquer comment:le fait sa réfraction, & essaie d’en déterminer lalol- H traite des foyers des verres sphériques, 8cde la grandeur des objets vus à travers de ces