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jet. La perfection de cet instrument consiste-íoit donc à distraire les réfractions, pour sepasser du diaphragme.
C’est à quoi pensa M. Euler , l’un des plus ,grands Mathématiciens qui aient paru. Ilcomprit que l’unique moyen d’opérer cet ester»c’croit de faire des objectifs de différentes ma-tières réfringentes. 11 falloir découvrir des ma-tières propres pour y parvenir. A leur défautM. Euler forma un objectif avec deux lentillesde verre qui renfermoient de l’eau entr’elles.C etoit ici un estai.
Un habile Opticien Anglois nommé Dol-lond , voulut le mettre en pratique , mais lesuccès ne répondit point à son travail. 11 cher-cha , & fut assez heureux pour découvrir desverres de différentes réfractions : il en fit desobjectifs, 8c construisit des lunettes fans iris.On vit alors pour la premiere fois l’avantagequ’il y avoit à supprimer le diaphragme. Unelunette de cinq pieds fit l’estet d’une lunette dedouze à quinze pieds. Les verres dont se sertM. Dollon , sont rares , & on ne les connoicgueres qu’en Angleterre.
Pour y suppléer , M. Clairaut » de l’AcadémieRoyale des Sciences, après avoir constaté la ré-fraction de différens verres par des expériences,a cherché à déterminer les courbures qu’il fal-loir leur donner pour détruire les réfractions.
Anthèaume a saisi cette théorie, & après plu- ■sieurs essais, il est venu d bout de construire unelunette de sept pieds, qui fait l’effet d’une bonnelunette de trente cinq à quarante pieds. Celaest fort heureux j car, à moins qu’on ne trouve
1747-
1764-