DE LA MeCHÀNIQUE. ìSlII ne faut pas espérer de trouver dans cette ■
histoire de la Méchanique, un autre Archimede. av ^ t °jLes Mathématiciens qui cultivèrent après luicette Science , la firent bien changer de face ;mais aucun d’eux n’eut le génie de cet hommecélébré. Le premier qui se distingua , fur Ctefì-bius. 11 vivoit vers le milieu d u deuxieme fiecleavant la naissance de J. C. II éroit fils d’un Bar-bier d Alexandrie : le hazard développa en luile goût qu’il avoir pour la Méchanique En abais-sant un miroir, qui étoit dans la boutique deson pere ,il remarqua que le poids qui servoità le faire monter & descendre, & qui étoità cet ester enfermé dans un cylindre , formoitun son : il étoit produit par le froissement del’air poussé avec violence par le poids. II exa-mina de près la cause de ce son , & crut qu’ilétoit possible d’en tirer parti pour faire un Or-gue hydraulique , où Pair & Peau formeroientle son : c’est ce qu’il exécuta avec succès. Unobjet plus important succéda à celui-ci. Ctefl~buts encouragé par cette production , voulutse servir cle la méchanique pour mesurer le rems.
11 construisit une Clepsidre, formée avec dePeau , & reglée avec des roues dentées : PeauP a r fa chute faisoit mouvoir ces roues, quicommuniquoient leur mouvement à une co-lomne fur laquelle étoient tracés des caractè-res qui servoient à distinguer les mois Lc' lesheures. En même tems que Peau m et toi t lesroues dentées en mouvement, elle soulcvoitune petite statue qui indiquoit avec une ba-guette l es mois & les heures marquées fur lacolonne.
Ctejibius eut pour disciple Héron 3 qui fut