DE u Mechaniçue. 195>'de la réputation la plus brillante en fait d’in*ventions, & qu’on lui devoit celle de la mon-tre. L'écrit d’ Hughens fur la découverte du res-sort spiral ne parut qu’en 1674 : or Hook prou-va qu’il l'avoit faite en 1660 , Sc qu’il l’avoitcommuniquée alors à MM. Brounker Sc Murai.Le Secrétaire de la Société Royale en étoit dé-positaire : il est vrai que le Public n’en étoit pasinstruit. Comment Hughens Sc l’Abbé Haute-feuille pouvoient-ils en avoir eu connoistance ?Hook voulut que ce fût par l’indifcrétion deM. Oldetnbourg, Secrétaire de la Société Royale.Auffi toute fa colere éclata contre lui. 11 lui in-tenta un procès très vif, demandant qu’il fûtpuni comme prévaricateur , parcequ’il commu-niquent aux Savans étrangers les découvertesqu’on déposoit dans les Registres de la Sociétéqu il avoit entre les mains. Dans cette accusa-tion Hook mettoit fans doute trop de chaleur ,& ne rendoit justice ni à Oldetnbourg , ni à Hu-ghens. Quoi qu’il en soit, il faut convenir quela prévention est pour lui. On lui doit presquel’invention des montres: ce qui annonce qu’iltravailloit à leur perfection. Comme ces Auto-mates font des machines, il convient de faireentrer dans cet ouvrage l’histoire de leur cons-truction.
On ne connoît point celui qui a eu l’idéed une montre. La premiere machine de cetteespece parut en Angleterre. C’étoit uneespecede petite horloge. Elle étoit composée de deuxbalanciers garnis de deux palettes qui Renga-gement alternativement dans les dents duneroue de rencontre. Voilà, à ce qu’on a écrit;tout ce qui compofoit la premiere montre. II