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Histoire des progrès de l'esprit humain dans les sciences exactes / par Monsieur Savérien
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et sur la Musique. zun ton n’étant qu’un son comparé à un autreson ) , sont tendres , doux, affectueux, & queceux qui font composés par semi-tons majeurs,font gais & éclatants. Le mouvement de cesairs contribue encore à rendre ces affectionsplus fortes. Voilà ce que nous apprend la na-ture. II est question de produire ces effets , ense conformant à ses instructions.

Jubal , fils de Lantech , est le premier* qui ■ - —■

pensa à cela. II inventa, à ce qu’on dit, le Píal- ^ j”terion Sc la Harpe. On imagina ensuite la Cim- t ; on àbaie , Sc en joignant le tambour à ce» lnstru- Monde,tuent, on forma un concert. C’étoit celui desHébreux. Cela devoir faire beaucoup de bruit.

Le Tambour sur-tout devoir dominer, 8r étouf-fer tous les sons harmonieux que le Psalterion& la Harpe auroient pu rendre.Quoi qu’en diseIfToflius , dansj’éloge qu’il fait du Tambour ,cet instrument n’estgueres propre à figurer dansun concert. Ce Savant a néanmoins écrit uneDissertation fur le Tambour , pour prouverqu’il peut exprimer toutes sortes de Musique,

& qu’il renferme dans ses sons la mesure del’ancienne versification des Grecs Sc des Ro-mains. Mais il faut le laisser dire, Sc convenirque l’agrcment ou l’harmonie d’un concert con-siste dans la proportion qu’il y a entre les dif-férents tons des parties. Or dans le tambour iln 'y a ni tons, ni inflexions de sons , les sonsdu Tambour n’étant point différents par dé-grés , n la i s feulement pár espece , l’un écla-tan t, l’autre sourd.

> Concluons donc que la Musique des Hébreuxn’étoit pas feulement une mauvaise musique ,mais encore que ces peuples n’avoient point

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