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de leur nuire. Cette raison fit connoître qu’ilfailoit absolument imaginer quelque moyen depénétrer dans la Ville en détruisant les mu-railles. On se servit d’abord de grosses poutresqu’on lançoit avec force contre les murs. LesCarthaginois perfectionnerent cette inventionau siégé de Gad. Ils serrèrent ces poutres par lesdeux bouts, & tantôt les suspendirent avec descordes, ou les poserent sur deux rouleaux. Parl’un ou l’autre moyen, on les mettoit en mou-vement , & on les laistoit tomber contre les«———.murs. Cette machine fut nommée Bélier s par-450 ansçequ’à l’extrémité de la poutre, qui donnoit•vant J. C. contre l a muraille > on avoit figuré la tête d’unbélier.
Les Aílîégeans étaient perdus fans ressour-ce , s’ils n’eusient point trouvé quelque expé-dient pour amortir les coups du Bélier. C’est àquoi ils parvinrent, en faisant la muraille entalut. Les coups gliísoient íur certe pente, &é toi en t très souvent sans effet. Une idée con.duit quelquefois à une autre , & une heureuseinvention est presque toujours le germe de plu-sieurs découvertes. Auffi les assiégés trouvèrentaisément d’autres moyens de se défendre. 11sfirent avancer en saillie le parapet de la mu-raille , & pratiquèrent dans cette saillie desouvertures appellées Mâchicoulis. Par là ils jet-terent fur les Assiégeans des pierres & des feuxd’artifices , qui les écartèrent bien loin dumur.
A cette défense ceux-ci opposèrent une nou-velle façon d’attaquer : ce fut d’approcher dela Ville dans une maison roulante , assez forte.pour résister au choc des pierres A à fesser dc