de ^Architecture mimtàîrï. ;-9
Quoi qu’il en soit, les premiers bastions > H"» —«
croient petits & fort éloignés les uns desau-tres. Ils ne donnoient pas prise par-là au feu ducanon ; mais ils ne deíendoient point la cour-tine , c’est-à-dire la muraille comprise entredeux bastions. C’est ce qu’on reconnut & à quoion remédia en donnant plus de largeur auxbastions & en les construisant plus près les unsdes autres. La Citadelle d’Anvers est le pre-mier modele de cette perfection. Elle a été bâ-tie en 15 66 y fous les ordres & la direction d t»
Duc à! Albe.
A mesure que l’artillerie , ou l’art de cons-truire des armes à feu acquit des accroisse-ments , il fallut imaginer de nouveaux ouvra-ges pour défendre la courtine. J’ai dit que lespremiers canons étoienr formés avec des lamesde fer unies par des anneaux de cuivre , & queles boulets étoient de pierre. Ces pieces d’ar-tillerie avoient, entr autres défauts , un cali-bre énorme. Dans le fíege de Constantinople,en 145 ; , le calibre des canons étoitde douzacents livres. On dit que ces pieces ne tiroiencque quatre fois par jour. Quelque temps aprèson trouva l’art de faire des boulets de fer , &calors on travailla â diminuer la grosieur descanons. On y parvint aisément en les jettancen fonte j & l’expérience qui perfectionne tou-tes les découvertes, apprit que le fer n’étoitpoint une matière bien propre pour cette nou-velle maniéré de faire les canons. On essaya lebronze , ÔC cet essai eut le plus heureux suc-cès.
Avec ces nouveaux canons, on battu la cour-tine avec beaucoup d’avantages. Les assiégés