4 ;6 Notices des plus célébrés Auteurstraita comme une divinité. II lui offroit des fa- af tti
criíices. II ne cultiva pas cependant avec moins Thèi
d’ardeur la Philosophie , & il se fit une réputa- dan:
tion fi éclatante , que Philippe 3 Roi de Macé- A
daine , le pria de se charger de l’éducation de & il
son fils Alexandre , âgé de quatorze ans , & il a voi
s’en acquitta avec le plus heureux succès. Cela fnirt
n’empêcha pas qu’il ne perdît les bonnes gra- J dée
ces d 'Alexandre , pour avoir été soupçonné , qu’e
injustement sans doute , d’être entré dans les c onr
intérêts de Calliflhene, qui avoit conspiré con- en q
tre ce Prfiice , dont il était parent. Ariflote se f en b
retira à Athènes, où il fut reçu avec toutes for- ?ure
tes de distinctions. 11 n’y jouit pas néanmoins nnet
de ces avantages. Un Prêtre nommé Euryme- jette
don , l’accusa d’impiété. II lui fut aisé de se blit
justifier de ce crime ; mais il était coupable mier
d’un autte dont il n’étoit pas possible de se la- duqi
ver , c’étoit d’avoir captivé par son savoir tout denu
ce qu’il y avoit de grand dans Athènes. F.ury - Est fl
■medon Lc ses Adjoints ne lui pardonnèrent pas venc
ce tort j de forte qaArijlote , pour se soustraire lofoj
à ces persécutions , quitta Athènes, de peur,dit-il , qu’on ne fafje un nouvel outrage à l& P
Philosophie. II vouloir parler de la mort de So- que
crate. II se retira à Chalcis , ville d’Eubée , où lexar
il mourut âgé de soixante-trois ans , l’an fzt an s ;
avant Jefus-Chrifl. II laissa une fi’le, qui fut Son :
mariée en secondes noces à un petit fils de De* de f,
maratus , Roi de Lacédémone , & un fils na-^ Ville
turel nomme Nicomachus , qu’il avoit aime e cl
avec une tendresse extrême. Les habitans de dans
Stagyre enlevèrent son corps & lui dressèrent 5? nn
des Autels. II étoit propre honnête ôc bon Thu: