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dans lf.s Sciences Exactes. 467allé àUIm , i[ donna une preuve plus étonnanteencore de fa sagacité. Dans une visite qu’il fità M.. Faulhaber, l'un des plus grands Mathé-maticiens de son temps, il se glorifia de con-noître l’analyse des Géomètres. M. Faulhaberprit cela pour une fanfaronnade. Mais Defcar -tes l’ayant prié de lui faire quelques questionsfur ce sujet , il y satisfit avec tant de justesse Scde facilité, que Faulhaber ne cestoit de l’admi-rer. Il fit plus : il donna aussi aisément la solu-tion de problèmes très difficiles, que ce Ma-thématicien proposoit dans un Traité d’Alge-bre qu’il avoit composé. Il ajoura en même-temps des Théorèmes généraux qui dévoientservir à la solution véritable de ces sortes deproblèmes. Ce dernier trait frappa si fort Faul-haber, qu’il prit Descartes pour un ange, Lc qu’ilchercha â s assurer par ses mains, s’il avoit vé-ritablement un corps, suivant le témoignagede ses yeux.
De Ulm , Descartes alla à Prague , qui avoitété le séjour de Tycho-Brahé. Il y entendit par-ler de ce grand Astronome, & ront ce qu’on luien dit le confirma roujours plus dans la résolu-tion qu’il avoit formée de ne s’attacher qu’àcultiver fa raison. Dès-lors il chercha une so-litude où il put se livrer tout entier à ses pro-pres réflexions : c’est ce qu’il trouva fur les fron-tières de Bavière.
Il s’enferma dans. une chambre, où il fit met-tre un poêle. Là , seul > sans distraction ,il éta-blit pour premier principe de n’admettre poutvrai que ce qui lui paroîtroit évident. Il oubliatout ce qu’il avoit appris. II forma une chaînede connoissances certaines, donc il fit une mé-