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Tome III. Services civils et carrières diverses.
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DESTUTT DE TR A. G Y.

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^ 1797. C’est au printemps de 1793 qu’eut lieu l’expédition d’Égypte

i ll elle prirent part Monge et Berthollet. Pendant ce même hiver de|^> j’ai entendu professer la Géométrie descriptive par son inventeur,^ut Gaspard Monge , que l’on regarde, je ne sais pourquoi, comme le

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ateur de l’École Polytechnique .

onge, n( s ^ Mézières, avait été un fougueux jacobin. Doué d’un génie

pour les Sciences mathématiques, il n’avait jaas reçu une éducation^plète et nécessaire pour donner à l’esprit toute l’éLendue désirable;Iftt S> ^ ails sa spécialité, il avait le caractère du génie. Quoique sa figures ts ^ 6S P^ L1S communes, quand il professait la Géométrie descriptive,dj- ^ eux s’animaient du feu de l’inspiration et sa pantomime était d’unef a . ^ lle Uce étonnante. Elle faisaiL voir dans l’espace tout ce qu’il voulaitet , Sentir et comprendre à scs auditeurs. Ajoutons qu’il était bienveillantfiaient bon pour les jeunes gens....

0tl ge était dans une sorte d’adoraLion devant l’Empereur et il faisaitH Slllc èrement tout ce qui dépendait de lui pour contribuer à l’établisse-iti despotisme absolu; mais, quelquefois, sa bonne volonté s’expri-

ji ^ ll ne manièi-e assez comique et qui, de la part d’un autre, eût eu l’air^ e p!gramme, comme dans ce cas.

r r| a ll ’ a gédie de Pierre-le-Grand , par Carrion de Nisas, avait été étrangè-re iii> Sl ^ e P our P un i r l’auteur de sa conduite au Tribunat dans la question

! l’pEu

| )a tm pire, et les élèves de l’Ecole Polytechnique avaienL été les princi-

f, t teneurs dans ce tumulte et ce scandale. E’Empereur, très irrité,il C Ppeler M°ng e , qui le trouva dans une violente exaspération, et luie e ll(;a qu’il allait supprimer l’École Polytechnique. Monge fit toutput pour le calmer et lui tint ce petit et naïf discours, avecl 6s as Pèce de bégayement qui lui était naturel : « Écoutez, Sire, je connaist 0 ^ eves de l’École depuis longtemps. Dans l’origine, ils étaient la plupartIsle s; nous avons eu bien de la peine à en faire des républicains.Y 0 eila nt, ü faut changer tout cela. Nous y travaillons; mais, voyez-,V ° Us avez tourné si court, si court, que nous n’avons pas pu encorel’Jî ’ tuais nous en viendrons à bout, j’en réponds. » La colère deI^^ur, qui n’était peut-être pas ce qu’elle paraissait, se calma, ete fut conservée.

ainsi q ue t01l s les hommes de son parti pendant la Révolution,

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ParfaiUmmn,. irréligieux et impie, et cependant nous l’avons entendu

jRrtt; 11061 '’ ^ ^ ^°* re < ^ U Cuéateur de ce monde, des paroles vraiment élo-

lu’;i CS ’ Aspirées par une sorte d’enthousiasme involontaire, entraînéU ,

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était

a travers de singulières transitions.

v eill e de partir pour l’Égypte et professant sa dernière leçon,