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s °utenu par la coalition des partis opposants, allait de triomphe enhiomphe. Il sera permis encore d’ajouter que, de l’avis des meilleursJuges, son arrivée au pouvoir aurait été pour la France une calamitév ^i'itable : à l’intérieur, où elle aurait consacré la défaite définitive dulibéralisme parlementaire, écrasé par une dictature de hasard ; à l’ex-tëtieur, où elle devait, selon toute probabilité, déchaîner une guerreS'^nérale dans les conditions morales et matérielles les plus désas-b'euses pour notre pays.
Par la tenue irréprochable de sa vie publique et privée, par l’os—bine universelle qui s’attachait à son nom et à sa personne, par l’au-to rité de son caractère, Sadi Carnot était mieux placé que qui queCe soit pour écarter ce double et formidable danger.
P eut, dès le début, l’une de ces heureuses inspirations qui viennent'lü cœur et qui devait, dès le mois de mai 1889, lui assurer définiti-
Ve menl la victoire.
Parmi les causes qui pouvaient expliquer le succès du général
u °ulan ger, l’une des moins connues, mais peut-être la plus efficace au°nd, c’était le désir universel, au moins en province, d’en finir avecapolitique de coteries, de petites chapelles. Les Français ne pouvaient^ He voulaient se laisser traiter plus longtemps en peuple conquis, parGs représentants d’un parti quelconque, quels que fussent les scr-Pces qu’il eût pu rendre dans le passé.
Sadi Carnot avait été élu par les différentes fractions du partibpublicain qui avaient vu en lui, avec juste raison, le représentantUll e politique d’union et de concorde.
^bais, dans sa pensée, ce n’était pas sur le seul parti républicain, ° r ig'ine, c’était sur l’universalité des Français que devaient régnerb avenir cette union et cette concorde.
^ Au banquet des maires des chefs-lieux de département, d’arron-ssernent, de canton, réunis le 20 juillet 1888, il prononçait unMinier grand discours qui se terminait ainsi :
Gouvernement de la République vous a conviés à venir célébrer lae ^ e nationale du [ 4 juillet par une manifestation d’union et de concorde —°Us avez, Messieurs, avec empressement répondu à notre appel et, de tous
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