GOBLKT.
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taire de La Flèche . Entré à l’École en 1809 et sorti dans l’arme duGénie , le jeune Goblet fit, comme lieutenant, la campagne de 1812en Portugal , et se distingua à la défense de Saint-Sébaslicn, assiégépar l’armée de Wellington. Le Dépôt français des Fortificationspossède de lui un récit émouvant des péripéties de ce siège, à la finduquel il était le seul officier du Génie valide.
Fait prisonnier avec toute la garnison, il fut échangé au bout dequelques jours et promu capitaine. Démissionnaire en 1815, il pritdu service dans l’armée des Pays-Bas et assista à la bataille de Wa-terloo dans la division Perponchcr. Lors de la Révolution de i83o,le Gouvernement provisoire le nomma colonel directeur du Génie,et, l’année suivante, général-major et Ministre de la Guerre.
En quittant le Ministère, il demeura directeur du Génie eL, lors definvasion hollandaise, exerça les fonctions de chef d’État-Major del’armée belge . Promu peu après inspecteur général des fortificationset nommé aide de camp du Roi, il fut envoyé comme Ministre pléni-potentiaire à la Conférence de Londres, puis à Berlin . Il obtint en1836 le grade de lieutenant général.
Le général Goblet siégeait pour la seconde fois à la Chambre desreprésentants à Bruxelles , lorsque le Roi le chargea d’une missionextraordinaire auprès de la Reine de Portugal Dona Maria, qui luioctroya par lettres patentes le tiLre de comte d’Alviella.
Quelques années auparavant, lors de l’acceptation du traité desDngt-quatre articles par la Hollande, le roi Léopold l’avait envoyénotifier son avènement aux cours d’Allemagne qui n’avaient pasencore reconnu la Belgique comme nation indépendante.
Nommé ministre des Affaires étrangères en 1843, ce fut lui qui di-rigea les négociations commerciales avec la France et signa letraité conclu entre la Belgique et les États du Zollverein . Il présidaitdepuis plusieurs années le Comité institué pour arrêter les bases dusystème militaire de son pays, lorsqu’il prit sa retraite en 1854-
Habile diplomate, le comte Goblet a publié des Mémoires sur lesnégociations se rattachant aux événements de la Révolution de Bel-gique en i83o. L’Ouvrage, paru en 1864, fait connaître au prix dequelles difficultés sa patrie a pris place parmi les nations du Conti-nent, en dépit de tous les obstacles; il abonde en révélations du plush®ut intérêt sur les incertitudes, les efforts, les succès divers au tra-