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Oeuvres d'agriculture et d'économie rurale : enrichies de trente planches enluminées, précédés d'un tableau annuel de la régie, administration et comptabilité des revenues d'une terre, où l'on découvre au premier coup-d'oeil, sans être sur les lieux, les produits de toutes les parties d'un bien quelque considérable qu'il puisse être / par Rey Deplanazu
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dix oïl onze heures, et les seconds depuis midi Jusquau soir. Il faut avoirgrande attention, lorsque lon ôte les bœufs de dessous le joug, de les bienfrotter , de laisser sécher leur sueur avant de les étriller et brosser, de cettefaçon ils sont toujours bien dispos, frais, robustes et sujets à peu de mala-dies. Il seroit bon en été , pour les garantir des mouches, de les capara-çonner avec une couverture de toile ; ce moyen les garantit encore dugrand chaud et du grand froid. On a beaucoup disserté pour examinerquel étoit le moyen le plus avantageux pour tii-er tout le parti possiblede la force de cet animal. Les uns attribuent sa force majeure au poitrail,et prétendent qu'il seroit avantageux de latteler avec un collier tel quePon met aux chevaux ; d'autres prétendent quelle est dans le front deeet animal, et quil doit être attelé par la tête. Daprès mes expériencesréitérées , jai trouvé peu de différence entre lun et lautre : je reste cepen-dant persuadé que , par la construction physique de cet animal et par lesloix du méchanisme, il doit avoir plus de force en tirant du poitrail, commeil est dusage dans une grande partie de lAllemagne ; mais jai remarquédeux grands inconvéniens dans cette méthode r le premier est que cetavantage nexiste que dans la plaine^ parce que le collier ayant ses pointsdappui uniformes , le bœuf tire facilement ; mais cet avantage disparoxtlorsquil faut monter , parce qualors la partie supérieure du collier déga-geant son appui pour se porter sur la partie inférieure , le bœuf est extraor-dinairement gêné , tout le poids se porte sur le fanon et lui gêne la respi-ration. Un second inconvénient, et très-dangereux, cest que dans cetteforme dattelage cet animal nest point assujetti sous le joug, d il résulteque dans ses momens de fougue, il occasionne souvent des accidens fâcheux.

Il est donc plus prudent demployer ses forces sous le joug et de le fairetirer par la tête ; mais la manière dont on lattache dans une grande partie-do la France , et sur-tout dans les pays méridionaux, est très-défectueuse.Elle consiste à assujettir le joug à la naissance des cornes avec une grandecourroie : il est démontré que ce moyen est préjudiciable, la force ne venantpoint-de cette partie-, mais bien du Iront. Ma méthode est moins dispen-dieuse que celle- ci, beaucoup plus facile et plus prompte dans lattelage et.le déteîage , tel qu'il est à voir Planche X1ÎL

A. Joug:.

33. Trou pour passer les caurroieso