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dix oïl onze heures, et les seconds depuis midi Jusqu’au soir. Il faut avoirgrande attention, lorsque l’on ôte les bœufs de dessous le joug, de les bienfrotter , de laisser sécher leur sueur avant de les étriller et brosser, de cettefaçon ils sont toujours bien dispos, frais, robustes et sujets à peu de mala-dies. Il seroit bon en été , pour les garantir des mouches, de les capara-çonner avec une couverture de toile ; ce moyen les garantit encore dugrand chaud et du grand froid. On a beaucoup disserté pour examinerquel étoit le moyen le plus avantageux pour tii-er tout le parti possiblede la force de cet animal. Les uns attribuent sa force majeure au poitrail,et prétendent qu'il seroit avantageux de l’atteler avec un collier tel quePon met aux chevaux ; d'autres prétendent qu’elle est dans le front deeet animal, et qu’il doit être attelé par la tête. D’après mes expériencesréitérées , j’ai trouvé peu de différence entre l’un et l’autre : je reste cepen-dant persuadé que , par la construction physique de cet animal et par lesloix du méchanisme, il doit avoir plus de force en tirant du poitrail, commeil est d’usage dans une grande partie de l’Allemagne ; mais j’ai remarquédeux grands inconvéniens dans cette méthode r le premier est que cetavantage n’existe que dans la plaine^ parce que le collier ayant ses pointsd’appui uniformes , le bœuf tire facilement ; mais cet avantage disparoxtlorsqu’il faut monter , parce qu’alors la partie supérieure du collier déga-geant son appui pour se porter sur la partie inférieure , le bœuf est extraor-dinairement gêné , tout le poids se porte sur le fanon et lui gêne la respi-ration. Un second inconvénient, et très-dangereux, c’est que dans cetteforme d’attelage cet animal n’est point assujetti sous le joug, d’où il résulteque dans ses momens de fougue, il occasionne souvent des accidens fâcheux.
Il est donc plus prudent d’employer ses forces sous le joug et de le fairetirer par la tête ; mais la manière dont on l’attache dans une grande partie-do la France , et sur-tout dans les pays méridionaux, est très-défectueuse.Elle consiste à assujettir le joug à la naissance des cornes avec une grandecourroie : il est démontré que ce moyen est préjudiciable, la force ne venantpoint-de cette partie-, mais bien du Iront. Ma méthode est moins dispen-dieuse que celle- ci, beaucoup plus facile et plus prompte dans l’attelage et.le déteîage , tel qu'il est à voir Planche X1ÎL
A. Joug:.
33. Trou pour passer les caurroieso