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Oeuvres d'agriculture et d'économie rurale : enrichies de trente planches enluminées, précédés d'un tableau annuel de la régie, administration et comptabilité des revenues d'une terre, où l'on découvre au premier coup-d'oeil, sans être sur les lieux, les produits de toutes les parties d'un bien quelque considérable qu'il puisse être / par Rey Deplanazu
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avalent la première fois sans beaucoup mâcher ; et cette nourriture, sanscet apprêt, les mettroit souvent dans des dangers de strangulation. Maislorsque lon a une quantité de bétail à nourrir, commeilseroit très-long et très-imparfait de diviser ces racines au couteau, il sera très-avantageux de se servirdune machine, propre à cet usage , dont jai donné la description à Farticiosur la culture des Turncps ( voyez Planche X. ) Cette machine n est pointdispendieuse, étant composée dune auge garnie de deux mon tans , dans lalaquelle roule un C} lindre qui lait mouvoir, par le moyen d alluchons dans latravei'se qui les contient, des pilons garnis de couteaux , et qui hachent par-faitement les racines; cette machine se meut par une manivelle à brasdhommes. I.e Bouvier, après avoir bien lavé les racines dans leau avec unbalet, les découpe dans cette machine avant de les donner an bétail qui lesmange avec avidité.

Tous les animaux de basse-cour sont très-friands de toutes les racines ,lorsquelles sont ainsi hachées. On en donne non-seulement aux bœufs etaux vaches, mais aussi aux chevaux, aux moutons , cochons, lapins,volailles j etc.

Quand on veut pousser les bœufs en graisse, cette nourriture leur esttrès-avantageuse ; mais alors on leur retranche la paille qui les empêchcroitden craisser.

De quelques maladies des Bœufs.

On reconnoît quun bœuf est malade quand il est dégoûté et quil a lesyeux mornes et tristes. Quand ce nest quun simple dégoût, on lui lavele palais, la langue et la bouche avec du vinaigre et du sel, comme je lai ditplus haut ou bien lon prend un choux que lon arrose de vinaigre et quon luilait manger t si ce n'est qu un dégoût, 1 appétit lui îcvieudra iuen-tot par comoyen. Si ce dégoût vient de ce quil a été exposé à une trop grande chaleur,on lui donnera du son mouillé et de lherbe pour fourrage, et quelques feuillesde choux ou de raves marinés dans du vinaigre. Si, au contraire, ce dégoûtvient de ce quil a été refroidi par les pluies, il faut lui donner du son secmêlé avec une partie davoine le matin et le soir, avoir soin quil ait toujoursde bon foin, et observer de le tenir chaudement dans létable. Le bœuf estencore sujet aux maux de cœur, on lui reconnoît cette maladie par lefréquent battement de ses flancs, il penche la tête, et il a de fréquentes