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avalent la première fois sans beaucoup mâcher ; et cette nourriture, sanscet apprêt, les mettroit souvent dans des dangers de strangulation. Maislorsque l’on a une quantité de bétail à nourrir, commeilseroit très-long et très-imparfait de diviser ces racines au couteau, il sera très-avantageux de se servird’une machine, propre à cet usage , dont j’ai donné la description à Farticiosur la culture des Turncps ( voyez Planche X. ) Cette machine n est pointdispendieuse, étant composée d’une auge garnie de deux mon tans , dans lalaquelle roule un C} lindre qui lait mouvoir, par le moyen d alluchons dans latravei'se qui les contient, des pilons garnis de couteaux , et qui hachent par-faitement les racines; cette machine se meut par une manivelle à brasd’hommes. I.e Bouvier, après avoir bien lavé les racines dans l’eau avec unbalet, les découpe dans cette machine avant de les donner an bétail qui lesmange avec avidité.
Tous les animaux de basse-cour sont très-friands de toutes les racines ,lorsqu’elles sont ainsi hachées. On en donne non-seulement aux bœufs etaux vaches, mais aussi aux chevaux, aux moutons , cochons, lapins,volailles j etc.
Quand on veut pousser les bœufs en graisse, cette nourriture leur esttrès-avantageuse ; mais alors on leur retranche la paille qui les empêchcroitd’en craisser.
De quelques maladies des Bœufs.
On reconnoît qu’un bœuf est malade quand il est dégoûté et qu’il a lesyeux mornes et tristes. Quand ce n’est qu’un simple dégoût, on lui lavele palais, la langue et la bouche avec du vinaigre et du sel, comme je l’ai ditplus haut ou bien l’on prend un choux que l’on arrose de vinaigre et qu’on luilait manger t si ce n'est qu un dégoût, 1 appétit lui îcvieudra iuen-tot par comoyen. Si ce dégoût vient de ce qu’il a été exposé à une trop grande chaleur,on lui donnera du son mouillé et de l’herbe pour fourrage, et quelques feuillesde choux ou de raves marinés dans du vinaigre. Si, au contraire, ce dégoûtvient de ce qu’il a été refroidi par les pluies, il faut lui donner du son secmêlé avec une partie d’avoine le matin et le soir, avoir soin qu’il ait toujoursde bon foin, et observer de le tenir chaudement dans l’étable. Le bœuf estencore sujet aux maux de cœur, on lui reconnoît cette maladie par lefréquent battement de ses flancs, il penche la tête, et il a de fréquentes