1 1 84 INFLUENCE DES ÀGENS EXTÉRIEURS.
2 °. L’eau qui pénètre dans les végétaux s’y fixe elle -même sous deux formes : la plus grande partie y est dé-posée h l’état d’eau de végétation; elle peut en êtrechassée par l’évaporation; mais une proportion plus oumoins considérable de cette eau est absolument néces-saire pour les phénomènes de la nutrition. Une autrepartie de l’eau se combine dans le tissu même du végé-tal, en fait partie constituante, et ne peut plus en êtrechassée par l’évaporation, même poussée au plus hautdegré, comme elle peut l’être par la dessiccation artifi-cielle. .
3°. Enfin, l’eau sert à la végétation comme simple corpshumectant, et par son action dissolvante et humectantesur tous les corps qui entourent les végétaux, et commedilatant d’une manière purement mécanique les organesmêmes des plantes.
Je n’insiste pas sur ces divers objets à cause de leursimplicité, et je me bornerai même à rappeler en peu demots lés effets généraux de la rareté ou de la trop grandeabondance d’eau pour les plantes vivantes , en faisantremarquer que chaque espèce, selon sa nature , en exigeune quantité à peu près déterminée , mais très-variablede l’une à l’autre.
ARTICLE II.
Effets de la rareté de l’eau, et des moyens d’y remédier.§. i. Effets général! t.
La rareté de l’eau, si elle est momentanée, ou peuau-dessous de la limite naturelle , n’a d’autre action quede retarder un peu la végétation, et surtout celle des