1 1 86 INFLUENCE DES AGENS EXTERIEURS.
ses opérations d’après les probabilités les moins incer-taines : ainsi, mieux on pourra pronostiquer l’arrivéefuture de la pluie , mieux on saura semer , planter ourécolter h propos. L’étude des pronostics météorologi-ques est donc un élément essentiel de l’agriculture pra-tique , et fait avec raison une des parties des sciencesphysiques qui a mérité l’attention et des praticiens et desthéoriciens. Les pronostics, déduits de la baisse du baro-mètre , passent avec quelque raison pour être au nombre deceux qui méritent confiance. Toaldo a déduit d’une lon-gue suite d’observations que la pluie suit la baisstfdu baromètre sept fois sur onze; mais on peut arriver à une ap-proximation un peu plus favorable, en n’observant queles baisses un peu marquées. Au reste, comme on ignorecomplètement la liaison physique qui existe entre la baissedu baromètre et la chute de la pluie, on ne peut donnerà cet égard que des résultats purement empiriques.
On conçoit mieux, au premier aperçu , comment l’ac-croissement de l’humidité de l’atmosphère est une proba-bilité de pluie; mais on n’a pu encore lier avec quelqueprécision les observations de l’hygromètre avec les pro-nostics de la pluie ; et il semble même, d’après Senebier ,qu’une marche vive de l’hygromètre vers le sec est un in-dice de pluie prochaine. Cependant plusieurs des signespopulaires qui paraissent mériter le plus de confiancetiennent à l’accroissement de l’humidité atmosphérique :ainsi, la blanche-gelée esit, au printemps, et surtouten automne, un des signes de pluie les moins trom-peurs; ainsi certaines pierres se chargent extérieure-ment d’humidité h l’approche de la pluie ; ainsi la lunebaigne, comme on dit, c’est-à-dire paraît entouréed’un cercle blanchâtre quand l’atmosphère est char-