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Tome troisième.
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18*6 1KFMJENCE DES AGEAS EXTÉRIEURS.

plateaux inférieurs, vu quil sérail impossible de lempor-ter des lieux presque inaccessibles on a été le couper.On ne saurait donc, en général, trop recommander auxpropriétaires des forêts ou des prairies situées sur despentes abruptes, de les respecter comme le meilleur detous les moyens pour conserver leur terrain sans embar-ras et sans dépense.

Mais il est des cas lon veut décidément cultiver unterrain en pente, cl on y est en effet obligé pour cer-taines cultures, telles que la vigne et lolivier, qui seplaisent dans les terrains secs et dans les expositions mé-ridionales , deux circonstances que les pentes réunissentplus fréquemment que les plaines. Dans ce cas, on setrouve bien de soutenir , despace en espace , le sol in-cliné par des murs transversaux : ces murs peuvent être,par économie, faits en pierres sèches et sans mortier ,afin de favoriser lécoulement des eaux, et il suffit en gé-néral de les élever h la hauteur du sol, afin de ne pasporter ombre sur les végétaux cultivés. On transformeainsi un terrain en pente en une succession de terrasseshorizontales. On peut voir à quel point ce procédé per-met de profiler des pentes les plus abruptes, en parcou-rant les vignes de la \ aud, près Vevai, et surtout la plu-part des pentes des Cévennes , la vigne , lolivier etle mûrier sont cultivés dans des localités à peine acces-sibles (i). Lorsque la pente est moins considérable, oule terrain moins mobile , on peut se contenter de formerdes fossés obliques ou transversaux, qui empêchent les

(i) Voy. Mcm. de M. Chaptal parmi ceux delà soc. dagric, deParis , vol. i , p, 407.