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Tome premier.
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i DISCOURS SUR L’HIS

cette marême 6c le glacier des sapins gros comme la jambe.Ce glacier s’accroîc dans ce moment, il a dé j a renversé& ab battu partie des sapins qui étoient dans son chemin ;il sera bien difficile qu’il aille plus loin que son anciennemarême , attendu qu’il sera borné par la montagne qui est ,en face, contre laquelle son ancienne marême est appuyée,qui elle-même a eu le tems de sc consolider 6c de fairecorps au moyen des terres, des arbres 6c de leurs racines,& lui oppose une très-forte barrière qui pourra peut-êtrelui résister: on dit, peut-être parce que ce glacier est forten pente, qu’il est au pied de très-hautes montagnes ra-pides, entourées de glacières 6c des neiges immenses quifourniront une augmentation progressive à ce glacier ; ilparaît même que la surabondance des neiges 6c des glacesde cette partie a déterminé le courant du glacier infé-rieur , 6c a rempli le vallon qu’il parcourt, lequel étoitauparavant une communication du Grindelwald au Vallais,comme on l'a dit. II fera intéreílant de vérifier par la fuitecette observation 6c de voir si le glacier ne forcera pascette double barrière , en s’élévant jusqu'au niveau de sonancienne marême, 6c ne renversera pas les arbres quifont dessins ou s’il ne sc détournera pas fur la gauche , oùle vallon a une continuité de pente ; on pense qu’il pren-dra cette route après s’être d’abord appuyé contre sonancienne marême. II serait bien à souhaiter qu’on eût desdessins 6c des plans bien exacts de ces sortes de posi-tions , afin qu’on pût les suivre 6c connoître leur progres-sion ou leur diminution. Au moment où nous visitions lepied de ce glacier, un paysan coupoit des sapins gros commela jambe qui étoient à quatre à cinq pieds des glaces. IIdisoit ne vouloir pas les perdre, ainsi que d’autres arbresque le glacier avoitdéjà renversés 6c couverts. Nous aurionsvolontiers acheté ces sapins pour les laisser fur pied si nousavions eu l’espérance de retourner dans ce canton : il au-roit été intéressant de mesurer la progression du glacierd’après des bornes aussi sûres. II y a au pied actuel du gla-cier une enceinte ; elle est composée, ainsi que l’ancìenne ,de granits 6c de pierres quartzeuscs , mêlées de mica ;nous y avons ramassé un beau morceau de schorl, jointà du quartz : lseau qui s’écoule du bas du glacier , senomme Schwart { - Lutchin , Lutchin noir ; cette eau estcependant blanchâtre 6c trouble, comme celle du glacierinférieur ; mais un ruisseau qui descend de la montagnedu Scheideck se mêlant a celles qui viennent du glacier,leur communique une couleur noire, qu’il a contractée,en traversant les schistes argilleux dont la montagne deScheideck est composée.

Le glacier supérieur est entouré de montagnes fameu-ses par leur hauteur, entre autres le Schreckhorn , cornede la terreur, auquel Micheli donne 17x4 toises, au-dessusde la nier. Nous avons déjà dit, combien peu on pouvoitse fier a ses opérations. On voit ce pic de dìfférens endroitstrès-éloignés, même depuis Berne ; mais on ne le voit pasde Grindelwald, à cause des autres hautes montagnes qui^environnent, 6c qui font en avant ; le Schrcckhorn est

(!) On renvoyé à l’article général des glaciers & glacières où l’on a misfous le même point de vue tous ces phénomènes.

C 2) Pour juger de la vérité & de l’exactitude des dessins, il faut savoir seplacer au même point où étoit le Dessinateur ; la petite grange qui est sur lecôté indiquera jusqu’à quel point il faut monter le Wetter-Horn ; elle est la

TOIRE NATURELLE

comme le point central, d’où sc débordent les glaciersdes environs. En cherchant à l’appercevoir, après avoirbeaucoup monté par différons circuits, nous avons enfindécouvert son sommet, qui joint à la vue du haut glacier,a paru intéressant,propre à caractériser le genre des mon-tagnes de ces parties élevées, 6c a été rendu par le dessin.Planche n°. 135 : on a déjà parlé du Mcttenberg , il estfur la droite du glacier supérieur , 6c le sépare du glacierinférieur. Cette montagne offre un flanc à pic de ce côté,on y reconnoît les couches du rocher : il est à remarquerque le Breit-Eighen-Horn , qui est aussi à droite du gla-cier inférieur, est aride,à pic, ôt dégradé comme le Met-tenbcrg , 6c du même côté, c'est-à-dire, k l’Ouest. Derrière leMettenberg est le Glctfcherhcrg , ensuite suivent différentesmontagnes couvertes de neige qui, prises en général, cons-tituent les glacières. Au-dessous est un cahos de rochersà pic qui forment l’enceinte du glacier de ce côté. C’estpar la chûte des neiges dans ces fonds que sc produisentles glaciers, après que ces neiges ont été converties englace par le dégel 6c le gel ( 1 ). La pointe du Schrcckhorns’élève au-dessus de ces montagnes de neiges. Çe pic esttout de roc & peu de neige fur la surface. Enfin sur lagauche est le Jd^ettcr-Horn, corne des orages, parce qu’elléest presque toujours entourée de nuages. Cette montagne estfort élevée, à pic du côté du vallon, d’où on voit des neigessc précipiter très-souvent quand le tems est chaud. Sur lesparties du Wetter-Horn 6c aux environs qui font rendus furle dessiin , il y a de beaux pâturages, quelques granges6c chalets 6c de petits bois de sapins fur les terrainsqui se font formés des débris du haut de la montagne.Les arbres diminuent en grandeur, à mesure qu’ils appro-chent de la région des neiges ; son sommet, ainsi que celuidu Mettenberg , en est couvert. Ces deux monts fontcalcaires ; on ne peut juger des rochers qui font dans lefond, à cause de leur éloignement ; mais on ne se trom-pera pas, en disant que ce sont des roches de granits 6cdes roches quartzeuscs 3 mêlées de mica, puisque les pierresqui font fur le glacier, 6c celles qui composent les en-ceintes ou marêmes du bas du glacier , font des mêmesespèces, 6c qu’on n’en voit pas de calcaires fur le glacier,quoique le bas du glacier soit entre deux montagnes calcaires.Le fond de ce glacier est hérissé 6c tout couvert de pyra-mides de glaces qui font plus hautes 6c plus grosses quecelles du glacier inférieur. Ces pyramides diminuent insen-siblement de hauteur en descendant, 6c les glaces pren-nent la forme de vagues agitées , entre lesquelles il y ades fentes 6c des crevasses. La position d’où a été dessinéce glacier, ne permet d’en voir qu’une petite partie : despins, des sapins 6c des mélèzes fur une pente rapide , 6cplacés en avant, cachent le bas du glacier (2.). La des-cription de ces deux glaciers rassemble à - peu - près lesphénomènes qu’on remarque aux glaciers en général. Onsc contentera d’indiquer dans les glaciers qu’on rencon-trera par la fuite les phénomènes qui ne font pas dansceux du Grindelwald .

plus élevée de ce côté : on fait cette observation, parce qu’on a vu plusd’une fois de prétendus Juges ne pas reconnoître une ville ou autre lieu,parce qu’ils comparoient le dessin avec l’objet d’un côté, tandis qu’il avoirété copié d’un côté diamétralement opposé, & ces Messieurs assuraient quele dessin étoit mal fait &. point dans le vrai.

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