i 4 4 TABLEAUX TOP
Gerold II du nom, de la maison des nobles Meyer , de Lucef-ne, marche fur les traces du Prince Gerold Kaimb , dont ilporte le nom, 6c entre les mains de qui il a sait 1 émission deses vœux.
Pans le dernier siècle, Augustin Stoecklin, natif de Mûri ,Sc Capitulaire de ce Monastère, Doyen Sc Administrateur dePfeffers en 162.4, Prince-Abbé de Disentis en 1634, où ilmourut le 30 Septembre 1641, écrivit en très-bon latin lesAntiquités (8) de F Abbaye de Pfeffers, avec les pièces justificati-ves 3 l’original manuscrit est conservé dans la bibliothèquede Mûri. La publication de cet ouvrage répandroit un grandjour fur l'ancienne histoire des Grisons Sc du Diocèse deCoire.
Rheinau, autre Abbaye de Bénédictins, près de Schafr hau-sen, a eu pour Abbé, Basile Itten , d’Egeri, Canton de Zoug,qui avoit professé avec une rare distinction la Théologie dansPUniversité de Salzbourg, Sc qui publia plusieurs ouvragesde théologie 3 il mourut en 1697. Son successeur Gerold ,Baron de Zur- Lauben , frère puiné de Placide, Prince-Abbéde Mûri, Sc qui mérite aussi le titre de second fondateur deson Monastère (où il est mort le 18 Juin 173 5, âgé de 86 ans )y a fait fleurir les sciences Sc les lettres. Bernard Rusconi , deLucerne, l'un de ses successeurs , a écrit en Latin l’histoirede son Abbayes elle a été depuis retouchée Sc augmentée denouvelles découvertes fur l’origine du Monastère, par DomMaurice Van-der-mer de Hochenbaum , natif de Nuremberg, ScSecrétaire général de la Congrégation Bénédictine de Suisse,qui a été plusieurs années Doyen de P Abbaye de Rheinau.
OGRAPHIQUES,
Ce docte Religieux y prouve que le fondateur de son Monas-tère qui subsiste depuis mille ans, a été Welf Comte en BavièreSc en Souabe, père de la célèbre Impératrice Judith, secondefemme de l’Empereur Louis le Débonnaire. Le même savanta découvert dans l’Abbaye de Richenau, le manuscrit origi-nal des chroniques de Hermann le Contract Sc de Bertold deConstance 3 les variantes qu'il en a recueillies mériteroientd’être imprimées dans une nouvelle édition de ces deux chro-niques si importantes pour l’histoire du moyen âge.
Je pourrois encore parler d’autres savans Abbés Sc Reli-gieux Bénédictins des Monastères de Disentis, de Fischingen,d’Engelberg Sc de Notre-Dame-la-Pierre, Sc de ceux de Haute-rive, de Saint-Urbain Sc de Wettingen, qui sont de l’Ordre deCîteaux 3 mais je craindrois de passer ici les bornes de cetarticle : je les rappellerai dans la fuite de l’ouvrage, le précisque je viens de donner de l’histoire Littéraire des principalesAbbayes de la Suisse, n’ayant pour objet que de faire voircombien les sciences Sc les lettres y ont été estimées Sc cul-tivées , Sc combien leurs progrès y scroient aujourd’hui encoreplus étendus, si l’exemple de la Congrégation de Saint-Maurpour les études avoit pu y prédominer 3 au reste, rien de plusexact que l’obscrvation de la règle dans ces divers Monastères.
Je ne parlerai pas des mœurs des Religieux des autresOrdres, il me suffira de remarquer qu’en général la régularité,le zèle Ll’activité â remplir les devoirs de leur état les animentfans interruption. C’est une justice que je leur dois, d’aprèsles exemples édisians qui m’ont frappé dans le cours de monvoyage.
XXX.
Mœurs des Minifires de la Religion Réformée.
R x E N de plus réglé que le Ministre de la religion réforméedans fa conduite Sc dans son ménage. Père de famille Sc sou-vent d’une famille nombreuse, il l’élève avec le fossile pro-duit de sa Cure 3 ses enfans sc marient ordinairement avecceux d’u.n autre Ministre : c’est en quelque forte une posté-rité prédestinée aux emplois sacrés, comme celle des enfansde la Tribu de Lévi l’étoit chez les Juifs au sacerdoce. LeMagistrat a «Bailleurs l’attention bienfaisante de jetter unregard sur ces enfans peu avantagés de la fortune 3 il les faitsouvent nourrir à ses dépens, Sc si quelques-uns des fils n’ontpas de goût pour l’état de leurs pères, il leur fait apprendreun art ou un métier. - '
M. Faejì (1) , Ministre d’Uetiken fur le lac de Zurich, adonné un détail curieux de la manière dont les jeunes Minis-tres non encore pourvus de Cures ou d’Ecoles, Sc que l’onnomme Exspectans , règlent leur conduite Sc leurs études ; ils’agit des Exspectans de Zurich , ce sont de jeunes gens quiontdéja reçu par l’imposition des mains, le pouvoir de prê-cher Sc de catéchiser en public, d’administrcr, de bénir lesmariages , en un mot de faire toutes les fonctions du Pasteur.On les appelle Exspectans parce qu’ils sont obligés d’attendreleur promotion a une Cure fixe. Dans le cours de cette attenteils ont roccasion la plus favorable de voyager, de visiter lesAcadémies étrangères, d’augmenter leurs connoiflances, soit
dans la Théologie , soit dans d’autres sciences, Sc de sc pré-parer par les plus fréquents exercices dans les divers détails duMinistère , à la gestion future d’une Cure qu’ils pourrontobtenir. Ils ont la liberté de prêcher dans la ville Sc dans leCanton 3 l’accès de toutes les chaires leur est ouvert, on leurconfie même quelquefois des Communautés entières enforme de Vicariat. Au reste, ces Exspectans composent unChapitre particulier , ils sont soumis immédiatement à lavisite des Seigneurs examinateurs ou du Consistoire formé par desMinistres Sc des Conseillers de l’Etat. On tire du corps desExaminateurs un Président qui a l’inspection sur les Exspec-tans, & qui veille pour leurs intérêts devant le Consistoire;ils ont encore conjointement avec le Président, un Diacredistinct tiré du collège des préposés à l’instruction; ce Doyenest chargé en considération de leurs devoirs particuliers, deles visiter annuellement de maison en maison, avant le tenuedu synode de Mai, de leur demander au nom des Examina-teurs , compte de leurs études, lectures Sc des prêches qu’ilsont fait, d’en tenir minute fur le regisire de visite , Sc d’en fairele rapport â l 'Anùsies qui le fait à son tour aux Examinateurs.Les Exspectans font aussi obligés de faire l’un après l’autretous les lundis la prêche du matin dans l’églisc du grand Mou -tier ou Chapitre 3 le Doyen leur désigne d’avance le texte dela prédication : après qu’ils Pont faite, ils sc rendent avec le .
( 8 ) Andquhcftes Lìberi &’ Imperialis Monafterii Fabariensis, Ord. S. Bene - Decano Fabari/t , SS. Theolog. Baecalaiireo , 1628 , in-fol.
dicii in Rhucantìa finibus tìdvctÌA , auclore Augufiino Stoecklin Muren.fi ( î ) Descript. Topog. de la Suisse. T. I. pag. 66-72.
Président
4