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TABLEAUX T O P O G R A P H I Q VE S ,
Samt-Hììaïre ^ ainsi appelloit-on alors le Monastère de Seckingen•qui avoir été fondé par Saint Fridolin à Phonneur de SaintJIi!ahe , Evêque de Poitiers. Les Glaronois foutenoient queces possessions contestées appartenoient de droit a ce Monas-tère. L’acte contient la décision du Duc, elle est trcs-rcmar-quable.
Les Comtes de Lenibourg continuèrent d’être Avoués de f Ab-baye de Seckingen jusqu’k leur extinction en 1172.; alors l’Em-pereur Frédéric Barberoujse , attentif a l’agrandisscment de faMaison, profita des circonstances, & au lieu de conférer leursfiefs aux plus proches Agnats, les Comtes de Kibourg, il lesdéclara la plupart caducs & réversibles à l’Empire , faute(Fiions mâles du nom. Ce Prince (20) obtint de P Abbesse & duChapitre des Chanoinesses de Seckingen pour son troisième filsOtton , Comte Palatin de Bourgogne, YAdvocatie de leur Ab-baye ; elle comprenoit entr’autres domaines, le pays de Claris ,les villes de Seckingen & de Luuffenbourg.. Frédéric donna aussià son fils le Comté d c Lenibourg & tout ce que les anciensComtes de ce nom possédoient dans la Rkéúe de Coire. Unpaíïkge âk Otton (,z-î) deSaint-Blaise, auteur contemporain, nousapprend que dès l’an 1167, Frédéric acquit par donation oupar argent les possessions de plusieurs Barons qui n’avoient pasd’héritiers mâles, entre autres celles des Maisons de Swabegg ,de Bibra , de Eorningen , de Biedertan , & de Lenibourg ( de Lentie-burch ), & qu’il donna à Albert, Comte de Habsbourg , le Comtéde Zurich , en Allemand le Zurichgau,& F Advocatie de l’Eglifede Seckingen, avec la succession de la Maison de Biedertan qu’iiavoir acquise. Le Chroniqueur ajoute que Frédéric fit l’é-change de ces terres & de ces droits pour le Comté de PsuTlendors en Souabe que répétoit Albert, Comte de Habspourg,comme gendre du dernier possesseur, Rodolphe, Comte deBregeni, qui avoir institué son héritier l’Empereur. Ce passageéclaircit l’époque où la Maison de Habspourg commence âavoir, en vertu de F Advocatie de Seckingen, les villes de Seckingen& de Laujfenbourg & la plus grande partie du Frikthal. L’Em-pereur. garda pour son fils Otton, Comte Palatin de Bour-gogne, les autres dépendances de F Advocatie de Seckingen quicomprenoient le pays & les habitans de Claris.
L’Empereur retira aussi entre ses mains YAdvocatie du Cha-pitre de Munster en Argcu, qui avoir été fondé par les Comtesde Lenibourg., & celle d u Chapitre de Schennis dont ils avoientété les Avoués depuis plusieurs siècles , ayant succédé auxdroits héréditaires des anciens Comtes de Rkéúe , fondateursde ce Chapitre.
Tschoudi (zz) a rapporté un acte daté de Glatis ( dpud Claro-nam ) le 30 Août 1196, par lequel Otton, Comte Palatin deBourgogne, approuve fous son sceau (zz), comme Avoué (24)des Glaronois, la transaction amiable que ces peuples faisoientavec ceux d’Uri pour leurs limites (z5) réciproques. Parmiles titres de la Maiíbn de Tschoudi, il en est un (z 6 ) daté duMonastère de Seckingen , le premier Septembre iz56 , qui nous
apprend à quelle occasion la Mairie de Glaris fut donnée patAnne, Abbesse de Seckingen , au Chevalier Diethelm de Win*degg, Maire du Chapitre de Schennis. Ce Chevalier y préten-dent comme à un fief héréditaire en qualité de neveu maternelde Rodolphe Schude le jeune, Maire de Glatis , décédé fansenfans, & qui étoit fils d’un autre Rodolphe Schude ditY ancien, Maire de Glatis, tué en 12,42. dans la guerre dela Terre Sainte contre les Tartares. L’acte rapporte queFleuri & un autre Rodolphe Schude , père & aïeul de cedernier oc tous leurs ancêtres , avoient possédé la Mairiedu consentement de F Abbesse &c du Chapitre de Seckin-gen. D’un autre côté , Rodolphe Schude & ses frères répé-toient la Mairie aux droits de défunt leur père Jean, frèredudit Rodolphe le jeune, mort fans enfans ; ils réclamoienten leur faveur une possession héréditaire & non interrompuede plus de deux cens ans. Quatre autres Prétendans parois-foient fur la scène, Hugue Wkhfler, Hermann Inder Kilchmatt ,Rodolphe de Netstal & Hugues Vogel ; ils avoient épousé lessoeurs du Maire Rodolphe Schude dit le jeune, toutes soeursaînées de défunte Marguerite , mère du Chevalier de W'mdegg.L’ Abbesse fit assembler k Seckingen í?s principaux vassaux , &après avoir pris leur avis qui lui laiífoit libre option parmiles Prétendans, elle conféra la Mairie de Glaris au ChevalierDiethelm de W'mdegg 3 ce jugement fut passé en présence deplusieurs Nobles, dont les noms font couchés dans Pacte,Mais la chronique de Tschoudi insinue que F Abbesse peu mé-morative des anciens services de la famille de Tschoudi, pro-nonça cette sentence en reconnoissance de l’abandon de ladixme du val de Sernstal que le Chevalier-de W'mdegg lui faisoit.
Les offices dépendans de l’Abbesse de Seckingen étant deve-nus des espèces de fiefs, les Comtes de Habspourg & lesPrinces d’Autriche, les Empereurs Rodolphe & Albert I, lesacquirent successivement, les réunirent avec la garde-noble& avec la jurisdiction criminelle, qui ne devoir relever direc-tement que de FEmpire. Toutes ces aliénations, contrairesmême aux droitures du pays , tenoient au grand projet deformer dans YHelvétie un patrimoine a un des Ducs, fils d’Al-bert., L’exempk & les succès des premiers Cantons Suissesligués pour défendre leurs privilèges contre cette usurpationambitieuse, ne servit qu’a rendre les Ducs plus attentifs kaffermir leur autorité fur les nouveaux sujets qui n’avoientpas la force de leur résister séparément.
Tschoudi après avoir (27) rapporté que l’Empereur Albert Ienleva en 12,99 à FEmpire & appropria a ses enfans la villede Seckingen, YAdvocatie & les dépendances de cette Abbayek Glaris, k Waldshut, dans le Friktal & dans la Forêt noire,a inséré dans fa (zS) chronique Pacte en Allemand, daté deBaden le i y Juin 1308, par lequel Hartmann le Maire de W'mdegg,céda a.Léopold, Duc d’Autriche, & k ses frères , fils d’Albert,tous ses droits a la charge de Maire de Claris qui dépendoit duChapitre de Seckingen.
( 10 ) Tfcliudii Chr. Helvet. T. L pag. 86.
(21) Ottonis de S. Blafeo appendix ad librum fiptimum Chronicì OttonìsFrifingenfis , pag. 207, apud Utfiìsium inter Germanie. Hiftoricos illustres.Francofurtì ad Moenum 1670. in-fol.
f 22 ) Ibid. T. I. pag. 97 & 9 &
(23 ) Ce sceau offre un Chevalier debout, armé de toutes pièces , por-tant en avant fur la poitrine un ecuíîon charge d un aigle eploye.
(24 ) Quia ipfe est advocatus Claronenstum .
(2,5) En partant du ruisseau Ursinbach, aujourd’hui Urfinback, gui a fasource au rocher Mumpr&chen , en latin Mumprecha , & fe jette dans letorrent Fetfcka , elles fe prolongeoient jufqu’au rocher Ouffrut, en latin
Ouffrutta ; de-là à la montagne dite la Tour ou Tkurn , en latin Tunis ;puis au ruisseau Vìfinbach , aujourd’hui Fisenback ou Fetsback, jufqu’à l’en-droit dit Gamberegg ou Gembsckfeyr , en latin Campurecga ; & ensuite depuisce local juíqu’au mont Walenegg , en latin Walaecga, & jufqu’au montHorgensattel. Tschoudi a rapporté ( Ckr. Helvet. T. II. pag. 213 ) un renou-vellement des limites entre les Cantons d’Uri & de Glaris, dans le quin-zième siècle; il y est question des ruisseaux Ursenback & Faerska ou Forska.qui est l’ancien Fetstha , & du rocher Oewfrutta,
(26) Tfchudi, ibid. T. I. pag. iya-ipf.
(27 ) Ibid. T. I. pag. 222-224.
(28 ) Ibid, pag. 244.
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