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Tome premier, seconde partie.
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3^4 TABLEAUX TOPOGRAPHIQUES ,

■eombatta avec tant de gloire à la tête des Suisses, contre'Charles , Duc de Bourgogne. Les services éclatans qu’ilsrendirent au même Duc à la bataille de Nanci , évènementqui le rétablit solidement dans ses Etats, furent toujoursprécieux à ía mémoire L à celle de ses defcendans. Malgréces titres , la Compagnie des gardes Suijses de l'Empereur a étéréformée , en 1768, avec son Capitaine Fridolin - LéonceHartmann , de Lucerne , Chevalier de l'Ordre Ducal de Saint-Etienne de Florence.

En 177a ( 66), il y avoir au service de -YEspagne quatre régi-mens Suisses, savoir, Buch ou Bouch 3 de Soleure, Dunant au nomde l’Abbé de Saint-Gail , Reding , du Canton de Schv/ietz& Betschart du même Canton , formant huit bataillons, entout quatre mille huit cent soixante - huit hommes ; cenombre est h peu-près le même aujourd’hui.

En 177a (67), le Roi des DeuxSidles avoir à son servicesix mille Suisses , composant trois bataillons du régiment desgardes Suisses , de deux mille quatre cent hommes, com-mandé par le Baron de Tfchudi , de Glaris-Catholique,Lieutenant-Général, & les trois régimens, Wìrt^ du CantonA'Underwalden-d'cn - haut, Jauch du Canton d’Cri & Tfchudidu Canton de Glaris - Catholique, chacun de douze centhommes & de deux bataillons, en tout six mille hommes.Ce nombre n’a pas varié.

Le Roi de Sardaigne (68) avoit en 1772, à son service cinqmille cent trente-deux Suisses , formant six corps 3 sçavoir,les Cent Suisses de fa garde , commandés par M. de Kydt 3 deSchweiti 3 Lieutenant-Général ; trois bataillons du régimentValiaisan de Kalhermatten 3 de quinze cent six hommes ; troisbataillons du régiment Bernois de Tfckarner , de quinze centhuit hommes ; un bataillon &: demi du régiment Grisoude Sprecher , de sept cent cinquante-six hommes ; un ba-taillon du régiment de Fatio de Genève , auparavant Utingerde Zoug , de sept cent cìnquante-six hommes ; Sc un ba-taillon de Meyer 3 du Canton d’Appenzell-réformé, de cinqcent six hommes. II y a eu de grands changemens dansle militaire Suisse en Piémont , depuis la mort du RoiCkarles-Emmanuel III. Tous ces régimens, excepté ceux deTfcharner & de Kalhermatten 3 ne sont pas avoués des Etatsde la Suisse.

La République des Provinces-Unies entretenoit à son serviceen 1771 (69) , six mille huit cent Suisses, y compris huit

cent hommes du régiment des gardes Suisses ; je me fuisétendu ailleurs fur l’origine & les variations de ce service,M. de May de Romainmotier évaluoit (70) en 1772., à trente-huit mille sept cent trente-neuf hommes , la totalité desdifférons régimens entretenus sous le nom de Suisses &CGrisons 3 au service de France, d’Espagne, de Sardaigne }du Pape , de Naples & de Hollande.

Avant que de finir cet article, j’observerai qu’il parut en1738 , à Lausanne & à Genève , en trois Volumes (71), unTraité qui a pour titre : Ouvrage pour & contre les Services Mi-litaires Etrangers 3 considérés du coté du Droit & de la Morale , tantpar rapport aux Souverains qui les autorisent ou les permettent quauxparticuliers qui s y engagent ; publié pour mettre le Public en étatde juger de Vusage des peuples anciens & modernes à cet égard 3 &en particulier de celui des Suisses. L’Auteur de cet Ouvrage estM. de Loys de Bochat , Professeur en Droit & en Histoire àLausanne. Ce Savant a donné depuis , en trois Volu-mes (7a), des Mémoires Critiques fur l’Hifloire ancienne de la Suisse;dissertations qui offrent une vaste érudition, avec des idéesneuves & ingénieuses , mais qu’on ne peut souvent fixer,qu’après avoir lû un grand nombre de pages où elles se trou-vent fondues les unes dans les autres. II règne de même uneprolixité étonnante dans l’ouvrage militaire que nous indi-quons, & on voit avec peine que M. de Bochat , est générale-lement imbu des principes, qui avoient porté Zuingle & lesautres Réformateurs de la Suisse, à déclamer contre les ser-vices étrangers , particulièrement contre celui de France.On trouve le même esprit de partialité répandu dans l’Ou-vrage d’un autre Savant de-Zurich , Jean-Henri Hottinger ,qui a pour titre : Metkodus Legendi Historias Helveticas ( 73 ) ; tantil est vrai de dire , qu’on peut être un célèbre Théologien ,un Juriste profond , un Philologue très-érudit, & mêmeun grand Philosophe, sans avoir les qualités qui formentYHomme d'Etat. On seroit presque tenté d’appliquer ici leproverbe trivial, Ne futor ultra crepidam. Autrefois Annibal rioitd’un Professeur qui portoit le ridicule jusqu’à vouloir luidonner des leçons fur la Tactique du Général 3 & dans unsiècle plus voisin du nôtre, le Duc de Saxe-Weymar , in-digné que le Père Joseph osât lui tracer fur la Carted’Allemagne la marche à tenir pour l’Armée du Roi, re-poussoir le doigt téméraire du Capucin indiscret, en présencedu Cardinal Protecteur.

(66) Le même, ibid.Tom. II. pag. ii£„

(67) Le même, ibid. pag. 591.

,( 68 ) Ibid. Tom. II. pag. 220.

(69) Ibid. Tom. II. pag. 4,70.

(70) Ibid. Tom. II. pag. 642.

(71 ) In-iz.

( 72 ) /n-4. fig. à Lausanne 1747,1749.(73 ) Tiguii 1654, in- 8.

Fin du Tome Premier „

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