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mendes. C’est pourquoi des qu’ilest mort un Soldat, plusieurs per-sonnes se présentent aulíi-tôt pourremplir sa place, de la même ma-niéré que l’on court en France &en Allemagne après les Charges &les Bénéfices vacans.
II est aisé au Turc de faire laguerre : c’est même un avantagepour lui, parce qu’ayant toujoursdes Armées fur pied, il fait desconquêtes, il vit fur l’Ennemi, ildiminue fa dépense, & retire sesSoldats de l’oisiveté, source desséditions.
I.es Armées d» Turc sont com-posées , comme les nôtres, d’Infan-terie Óc de Cavallerie. Le Turc adans ses Armées, une grande quan-tité d’Artisans & de Pionicrs. II nemanque ni de Guides, ni d’Espions :quelques-uns y sont attirés par l’ar-gent qu’on leur donne libérale-ment , & les autres par la crainted’ètre empalés , ou de voir leursmaisons brûlées.
Les Artisans & les Ouvriers mar-chent avec le train de l’Artillerie,comme parmi nous. On les appelletous du nom commun Toppi. LesTurcs en menent beaucoup dansleurs Armées, <& en font encore ve-nir un grand nombre des environs.Ils ont h leur service des Moscovi-tes , des Polonois, des François,des Italiens, des Hongrois, L dian-tres , dont plusieurs sont Ingé-nieurs & Canoniers.
* A R M K'E du si f'g f , c’estcomme l’exprime le tenue, l’arméeemploiée à faire le Siège de quelquePlace.
* A R M E'E D’ observa-tion , c’est l’armée qui couvre &qui protège celle qui fait le Siège.
* ARMEE du secours,c’est celle qui se meut pour venirau secours des assiégés.
La place assiégée, dit M. le Maré-chal de Puysegur, dans son Art dela Guerre, est comme un centre au-
tour duquel so doivent faire tousles mouvemens de l’armée d’ûbscr-vation & de celle du Secours.L’armée d’observation étant la plusproche de la Place a l’avantage defaire ses mouvemens fur un pluspetit cercle que l’armée du secours !d’autre part l’avantage de Farinéedu secours consiste en ce que sesmouvemens règlent toujours c eutde Farinée d’observation, qui n’apour objet que de s’opposcr à ceuxde Farmée du secours, qui par con-séquent doit savoir quels ils sont,avant d’entreprendredese mouvoir.L’armée du secours peut commencerses mouvemens quand il lui plait;l’habileté de son Général consiste acacher ses véritables desseins, à fairecroire à son Ennemi qu’il se déter-mine à se porter d’un côté, tandisque son véritable dclìèin est de soporter d’un autre : il peut com-mencer à sc mettre en marche d’uncôté avant Rentrée de la nuit, &ensuite par une contre-marche scporter ailleurs, ou seulement en-voler quelques-unes de ses troup-pes d’un côté, tandis qu’avec le grosil sc porte de l’autre, & fur toutprendre toutes les précautions pos-sibles pour cacher à Fennemi la vé-ritable marche, à fin de le devan-cer pour s’emparer de quelque en-droit important qui le mette à por-tée de son but. Enfin il doit tâchermême par des marches forcées, desc porter fur le coté de la circon-vallation où il est le moins at-tendu.
Le Général de Farmée d’observa-tion doit être de son coté très at-tentif à tout ce que fait son ennemi ;il doit emploier tous les moïenspossibles pour avoir une connoillan-ce exacte de tous scs mouvemens,& ne doit rien épargner pour cela ;il est bien avantageux que celui quidirige les mouvemens d’une tellearmée autour d’une place en aitbien reconnu d’avance tous les en-virons.