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Tome I.
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205-206
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BAR

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ou Maître d’un Navire, soit par dé-guisement de Marchandises, ou parfausse route.

BAR'BACANE, fente, ou pe-tite ouverture, qu’on fait dans lesmurs des Châteaux & des Forteres-ses, pour tirer à couvert fur l’En-nenii. Autrefois une barlacane étoità l'entrée d’un Pont, ou hors laVille, qui avoit un mur double& des tours.

BARBE (SAINTE), fur lesVaisseaux, ou la chambre des Cano-niers, est un étage ou retranche-ment de l’arriere du Vaisseau, au-dessus de la foute, & au-dessous dela chambre du Capitaine. Le ti-mon passe dans la Sainte - Barbe.Les Vaisseaux de guerre y ont or-dinairement deux sabords ; ce sontdes embrasures ou canonieres dansle bordage du Vaisseau, pour poin-ter le canon.

BARBES d’un Vaisseau, fontles parties du bordage de Pavantauprès du rinjot ; c’est-à-dire, versl’endroit oul’étrave s’assemble avecla quille.

BARBETTE, est l’endroitélevé du rempart, où font placéesles batteries de canon.

BARBETTE. On dit, tirerà barbette, quand on tire avec lecanon à découvert, & fans épaule-ment de terre pour fe cacher. Onne tire guéres que la nuit à barbette,ou dans un jour de bataille. Quel-quefois on fait une genouillère ouparapet de fafcinage, avec une pla-te-forme de planches & de madrierspour poser les pièces.

^ On dit: c outrer à barbette ; c’est-à-dire , fans bois de lit, nptelaspar terre.

BARBEYER, barboter ou fri-ser. La voile Barbeye , c’est lors-que le Vaisseau étant trop près duvent, le vent rase la voile, & luiétant presque parallèle, le bat d’uncôté & d’autre sans la remplir.Cette agitation continue jufqu’à ce

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qu’elle ait pris le vent, & alors el-le ne Barbeye & ne frise plus.Quand on a mis le vent fur les voi-les , il faut qu elles barbeyent.

B A R C E S : c’est une forte deCanons qui font aujourd’hui de peud’ufage, & qui autrefois étoient fortcommuns fur mer : ils ressemblentaux faucons <& fauconneaux ; maisils font plus courts, plus renfor-cés de métal, & ont un plus grandcalibre.

BARD E'E S d’eau, en terme deSalpêtriers, font trois demi - muidsd’eau que l’on jette dans les cu-viers, pour faire le salpêtre, oupour le rafiner. On en jette jus-qu’:, quatre , pour le rafinage enplusieurs fois.

BARDIS : c’est un batardeaufait de planches, qu’on fait à fondde Cale pour charger des blés &autres grains.

BARGE : on a dit autrefoisBarge pour dire une Barque, unEsquif. On dit encore à Londres,la Barge du Maire.

BARIL. II y a des barils faitstout de bois & de toute grandeur,pour contenir les munitions, com-me la poudre, le plomb, Esse. IIyen a même à bourse de cuir parl’ouverture d’en-haut, pour tenirla poudre plus sûrement aux Batte-ries. C’est dans ces barils à bour-se , qui se ferment comme unebourse, où le Canonicr met de lapoudre fine.

Les barils de bois doivent être dechêne, avoir 32. pouces & demi dehauteur, 10. pouces d’enfonçure.11 y a io. cercles à l’entour du baril,2. cercles en dedans de Penfonçûre,& i2. clous par baril, c’est-à-dire,6 . à chaque bout.

* B A RIL S d’Artifice : on en em-ploie pour defendre une brèche.Ce font des tonneaux ou grands ba-rils, enfilés fur un essieu de boiscreux, porté par des roues, les-quels font remplis de Grenades &G 4 de