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Tome I.
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BAT

B A U B A Y

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dat» s’assemblent, & se metteht sousles Armes.

' BAT'TRE la Charge, ou laguerre : c’est pour avertir les Sol-dats de tirer contre l’ennemi, ou d’yaller contre avec l’arme blanche.

BATTRE la retraite, c’estavertir les Soldats dans une Garni-son, à se retirer dans leurs caser-nes, ou chez leurs hôtes. Battrela retraite dans une Armée qui estaux mains avec l’ennemi, c’est l’a-vertir de se battre en retraite.

B A T T R E la Poudre. On batla Poudre de huit ou dix coups derefouloir pour faire P épreuve duCanon.

BATTRE P estrade : c’est en-voyer des Cavaliers à la découverte.

BATTRE la campagne : c’estfaire des courses fur les ennemis.

BATTRE, se dit encore desattaques, qui se font avec de l’Ar-tillerie óc des machines. Une Ar-mée que le canon bat en plein, estbientôt défaite.

BATTRE en brèche; c’estvouloir faire tomber une muraille,ou la chemise d’un bastion, ou dequelque autre ouvrage pour y don-ner Passant.

BATTRE en ruine une Ville;c’est quand on détruit tous les édi-fices avec le canon & les bombes.

BATTRE par camarade, estquand plusieurs pièces de canon ti-rent tout à la fois fur un mêmecorps, soit d’une même batterie, soitde différentes.

* BATTRE en rodage, c’estprendre une batterie en liane ou derevers, pour en démonter les Piè-ces , par des coups plongés ou tirés:> ricochet.

BATTU, être battu de latempête : un Vaisseau battu de latempête.

BATTURES: Termede Ma-rine : c’est un fond mêlé de fable,de roche, 011 de pierre, qui s’élevevers la surface de Peau.

BAU, ou garrot, est unesolive qui est mise avec plusieursautres semblables, par la largeurou le travers d’un Vaisseau, d’unflanc à l’autre, pour affermir lebordage, & soutenir les tillacs.

Le bout de chaque barrot portefur des pièces de charpente, appel-lées courb.îtons ou courbes, quisont d’une figure triangulaire, àqui entretiennent les barrots avecles vaigres. De part & d’autre desécoutílles, il y a des barrotms, oudemi-baux, qui se terminent auxhistoires, dc qui sont soutenus pardes arcs-boutans, ou pièces de boismises de travers entre deux baux.Les grands Vaisseaux ont sous lepremier tillac des faux baux de 6 .pieds en 6. pieds, pour fortifier lefond du Bâtiment.

BAUDET : Les Scieurs de longappellent Baudet les Tréteaux furlesquels ils posent leur bois, quandils les veulent scier.

BAUDRIER. L’usage de bau-driers n’a cessé que bien avant sousle régné de Louis XIV.

II les ôta en 1684. aux Soldatsdes Régimens des Gardes Françoi-se s & Suisses, & en fuite à toutesles Troupes. Enfin les baudriersont été bannis des Armées & de laCour, & quittés de tous ceux quiportent P epée. II n’y a que lesSuisses qui gardent les portes desHôtels que l’on vove en baudrier,& les cent Suisses à la Cour, quandils sont de garde, ou en cérémonie.

Le baudrier qui portoit Pépée desSoldats étoit de peau de bulle, decheval, de cerf ou de vache, &pendoit de P épaule droite fur lacuisse gauche. C’est comme le por-tent les Suisses des Hôtels.

BAVARD ; c’est une espece decivière. Ce nom est usité en Lan-guedoc & en Rouffiilon, cì on levolt sur les inventaires des Gardes -Magasins.

BEAU-