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de guerre, que pour les hauts &our les dedans, où le bois n’a pascaucoup à souffrir ; il elì propreauilì à construire des Bâtimens decharge, parce que connue il est le-ger, le Bâtiment tire moins d’ëau,óc par conséquent il peut porter uneplus grande charge,
BOIS de sapin blanc : le sapinblanc est encore plus leger que lerouge , & rompt plus facilement.Néanmoins tous les deux rompent& font assez difficiles à plier, ils ontauffi beaucoup d’aubier.
BOIS de chauffage. On donnele bois aux Troupes casernées furles frontières pendant les mois deNovembre, Décembre, Janvier, Fe-vrier óc Mars : óc au lieu de boisen nature, suivant í'OrdonnanceduL;. Octobre iji 6 . il est fourni dansles Provinces pendant chaque jourdel'dits cinq mois d’Hy ver, aux Sol-dats óc Dragons six deniers , auxCavaliers huit deniers, aux Gen-darmes & Chevaux - Legers un fol,aux Brigadiers de la Gendarmerie,de la Cavailerie, des Dragons, Ócaux Sergens six derniers de plus.
En campagne, un Général faitveiller à la conservation des bois decharpente, & oblige le Soldat, Ca-valier óc Dragon, de s’abstenir dela destruction des édifices, en lesfaisant conduire, pour aller faire dubois, óc en les forçant de se con-tenter du bois sec de chauffage, quipeut se trouver dans un pays, pouraider à faire brûler le bois qu’ilscoupent.
Inobservation de cette disciplineproduit de grands avantages pourune Armée dans les suites d’uneguerre, puisqu’elie empêche l’aban-don du pays, óc facilite la culturedes terres.
La dégradation des Bois est miseau nombre des délits militaires, pu-nie corporellement, suivant les an-ciennes Ordonnances, óc celle deLouis XV. du i. Juillet 1727.
BOIS de remontage. Ce fontles bois qui peuvent être propres àremonter les pièces de canon, & àconstruire des affûts, avant - trains,chariots, yse.
Les bois de remontage se ran-gent dans les Arsenaux, fous desangards.
Les flasques s’empilent par cali-bre, c’est-à-dire par longueurs ócpar épaisseurs, en mettant trois ouquatre bouts de planches d’un pou-ce d’épais qu’on nomme cales, furchaque flasque ; cela fait un jourentre chacune, óc donne lieu à l’airde passer, Óc de maintenir le bois.
Les madriers s'empilent de même,óc se calent.
Les poutrelles s’arrangent diffé-remment. On en met r J. ou 20. delong, les unes contre autres. Cel-les de dessus sc mettent de traversen recommençant de long, le troi-sième rang óc le quatrième de tra-vers, jusqu’à 7. ou %. pieds de hau-teur.
Les jantes s’empilent deux d’unsens, & deux d’un autre, le ceiutrede la jante en dedans, & jusqu’à 15.& 16. pieds de hauteur.
Les rais s’empilent, óc s'arran-gent comme les poutrelles.
BOIS. En termes de Marine,donner des coups dans le beis , c’estdonner des coups dans les bas, ócnon dans les hauts d’un Vaisseau.Faire du bois , c’est en faire provi-sion. On dit: on a commandé unechatte avec le tiers d’un Equipagepour faire du bois.
BOIS, négoce du bois : le né-goce du bois est un négoce incom-mode Óc dangereux à cause de l’in-certitude du prix qui hausse Óc bais-se continuellement óc change d’unjour de marché à l’autre. 11 est dan-gereux aussi à cause de la matière,parce que souvent on achete du boisde telle apparence, qui étant misen «uvre fe trouve carié , vicié,rempli de nœuds pourris ou deI 5 trous ;