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fil
est attaché à un cordage qui va ré-pondre à une poulie suspendue à undes bouts de la vergue. Le Crimi-nel empoigne le cordage pour lesoulager autant qu’il est possible,tandis que trois ou quatre Matelotsviennent ilî'er cette corde de touteleur force, jufqu’à ce que le Patientsoit guindé à la hauteur de la ver-gue. Alors ils lâchent tout à couple cordage, à précipitent le Cou-pable dans la mer.
Le plus souvent pour rendre lachute plus rapide, on lui attacheun boulet de canon à ses pieds ; lesMatelots le guindent encore, & lelaisiént tomber autant de fois quela Sentence le porte. Ce qui ne fepasse guéres que cinq fois.
La cale sèche , est ainsi nom-mée à cause que le Patient ne plon-ge pas dans la mer, parce qu’il estsuspendu à une corde racourcie, &qui ne descend qu’à cinq ou sixpieds de la surface de l’eau. Lesupplice est rude, & va à tordreles bras.
C A L E, ou C a l i x g u E, estun abri sur la coté, derritre la hau-teur d’un terreau propre à tenirde petits Bâtimens à couvert desvents & des flots.
C AI. E - B A S , ou c A R G u E-BAS, est un cordage pour les Vais-seaux, amarré par un bout au ra-vage de Pun des paefis, & par l’au-tre bout à un arganeau qui est aupied du mât, pour aider à guinder& à amener les vergues des pacsis.
CALER les voiles, est amenerou abaisser les voiles avec les ver-gues , ies faisitnt courir le long dumât. Le mot amener les voiles, aAccrédité celui de caler les voiles.
CALE A D E R, ou c. a i. F A-T E R , c’est bpucher les fentes desjointures éc le débris du bordage oudes membres du Vaisseau, avec desplanches, des pièces de bois, desplaques de plomb, des étoupes, &d’autrcs matières propres à tenir le
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corps du Bâtiment sain, étanché &franc d’eau.
C ALFAS, ou cal fate u R,est un Ouvrier dans lu Marine, quia foin de donner le radoub aux Vais-seaux maltraités, & qui, soir &matin, examine le corps du Bâti-ment, pour voir s’il fe fait quel-que voye d’eau, & Parrêter. II aparticulièrement l’oeil fur l’étrave,& fur les courbes d’éperon, qui fontles endroits du Vaisseau les plus ex-posés aux accidens de la mer. Lemot de Calsas signifie quelquefoisle radoub, aufli-bien que POuvrierqui radoube.
CALFATIN: c’est la mousse,qui sert de valet au calsateur.
C ALI B 1< E , est Pouvertured’une piéce d’Artillerie, L de tou-te autre arme à feu, par où entre& sort la baie, c’est le diamètre dela bouche du canon, & de toutessortes d’armes à feu.
La verge du calibre, appelléeaussi verge sphère-omêtrique, sert àtrouver & à prendre la mesure dudiamètre, ou de Pouverture du ca-non ou mortier, proportionnée auxboulet» dont on les veut charger.
CALIBRE, se dit auflì de lagrosseur du boulet & de la baie;on les appelle de calibre, quand ilssont de même grosseur que le ca-libre de la piéce, à laquelle ils fontdestinés.
CALIBRE, instrument de cui-vre, ou de bois, qui sert aux Offi-ciers d’Artillerie pour leur fairetrouver Pouverture d’un Canon, oud’un mortier de la largeur qu’il lafaut pour le boulet, dont ils le veu-lent charger.
CALIBRE est auflì un boutd’ais, entaillé par le milieu, dontles Charpentiers fe servent pour fai-re des mesures : c’ est encore unmorceau de bois, coupé en creux,à angle droit, pour refaire le boisd’équcrre, ce qui veut dire le met-tre d’équerre.
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