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Tome I.
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385-386
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ne pour y asseoir le Camp. Si c’estpour camper à Parmes, ou à quel-que petit Camp volant, il doit al-ler recevoir les ordres du MajorGeneral, ou de celui qui en fait ledétail, qui lui marque le terreinque son Régiment doit occuper.

Quand on est en corps d’Anne'etous les Officiers Majors ci autresde campement doivent sc trouverau rendez-vous général, & à l’heu-re préscrite pour marcher sous lesordres des Officiers Généraux dujour, & du Major Général jusquesur le terrein, où l’on asl’eoit leCamp, après que Palignement a étédressé avec les hellebardes de IctusSergens, & qu’on leur a distribuéle terrein par Brigades , & parBataillons.

Chaque Officier Major doit serégler fur le nombre de pas qu’onlui donne, & la nature du terrein,qui n’est pas toujours égal, étantquelquefois coupé de ravins, dechemins creux, de fossés ou autreschoses semblables , asm de sc me-surer par une supputation justepour s étendre , ou pour sc res-serrer, selon que son terrein luipermet, suivant lequel il fait ali-gner , & tendre le grand cordeaupour marquer le Camp, observantde laisser toujours fur fa gauche unassez grand intervalle.

Quand on donne un espace suffi-sant pour camper, il faut garderdes distances raisonnables. Rienn’est plus difforme que de voir leCamp d’un Bataillon trop resserréou trop étendu. Pour éviter cesdeux grandes extrémités, ou prendle terrein convenable pour le corpsd’un Bataillon, y compris les inter-valles , que l’on laisse fur la gaucheà proportion de la quantité de pas,qu’il reste de surplus. Si le temsle permet les Sergens de campementdoivent marquer par détail & parrués les places des tentes de chaqueDiEìionnaire Mi lit.

compagnie, asm que cela soit faitquand le Régiment arrive.

Néanmoins il y a quelquefoiscertaines occasions, où le Généralde l’Armée voulant fort étendre sonCamp, fait donner beaucoup deterrein à chaque Bataillon : en cecas on compte le nombre de pasque contient celui que l’on doit oc-cuper, <i on sc régie la-dessus parun calcul de multiplication pours’e'tendre. De même si le terrein,qu’on doit occuper est fort resserré,on sc resserre à proportion par unesoustraction juste. Pour lors on nesc sert plus de marques faites augrand cordeau , il ne sert que pouraligner, & l’on marque suivant lenombre des pas, qu’on doit donneraux grandes rués, & selon ces sup-putations, en observant que soitque l’on étende, ou que l’on res-serre un Camp, il faut le faire parles intervalles, & par les grandesrués, fans jamais toucher à la di-stance des petites, parce que le*Compagnies adossées, doivent tou-jours être comme jointes ensem-ble, c’est ce qui donne la bonnegrâce à un Camp, & il n’estjamais mieux, ni si commode,que lorsque les grandes niés fontspacieuses.

Quand le Camp est marqué lesSergens, ou Fourriers du campe-ment doivent le garder jusques a ceque leur Régiment en ait pris pos-session, & en attendant, empêcherque les Troupes ou les Equipagesne marchent à travers, ce qui arra-che, & dérange les fiches. Ouïesfait passer par les intervalles. LeRégiment arrivé, & mis en batail-le a la tête du terrein où il doitcamper, les Sergens doivent déta-cher leur Fourrier pour aller plan-ter le faisceau d’Armes. Pendantce tems ils font fournir les détache-mens, & remplacement du piquée,Óc empêchent qu’aucun Soldat neN sorte