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Lc Dragon-volant e'toit île 32. I.il pe'soit 7200. & étoit long de22. pieds.
Le Serpentin étoit de 24. I. il pé-soit 4300. & etoit long de 13. pieds.
La Coulevrine etoit de 20. 1 .elle pésoit 7000. & étoit longuede i< 5 . pieds.
Le Pasl’enmr étoit de 16. I. péloit4200. 1. & étoit long de 18. pieds.
L’Aípic étoit de 12. 1 . il péloit4230. dc e'toit long de il. pieds.
Le Pessandeau étoit de 8- 1 - il pé-íbit 3300. & étoit long de 13. pieds.
Le Pélican étoit de 6. 1 . il péloit2400. & étoit long de 9. pieds.
La demi-Coulevrine étoit de 10. 1 .
I elle péloit 3830. & étoit longue de13. pieds.
Le Sacre étoit de 3. 1 . il péloiti 2830. & étoit long de 13. pieds.
1 Le Sacret étoit de 4. 1 . il péloit
; 2500. & étoit long de 12. pieds
! & demi.
Le Faucon étoit de 3. 1 . il péloit2300. & étoit long de 8- pieds.
Le Fauconneau étoit de 2. 1 . ilpéloit 1330. & étoit long de 10.
; pieds < 5 c demi.
1 Le Ribadequin étoit d’une liv.
1 il péloit 700. & étoit long de! 8- pieds. , .
Un autre Ribadequin etoit d une1 demie liv. il péloit 430. & étoitj long de 6. pieds.
I L’Einerillon etoit d’1111 quart ; il| péloit 400. ou 430. & étoit long de4. à 3. pieds.
1 11 semblera peut-être d’abord in-
| utile que je fasse ici mention de ces| Pièces, dont les noms bizarres sontj présentement presque inconnus.! Cependant il est nécessaire qu’unOfficier qui entre dans le Corpsd’Artillerie, en ait connoissance,parce qu'outre qu’il est encore resté: quelques-unes de ces Pièces en cer-taines Places du Royaume, il peutarriver qu’il sera obligé daller fairedes inventaires dans des Pays nou-vellement conquis, où il s’en trou-
vera de pareilles, & portant lesmêmes noms, ce qui l’embarrasse-roit s’il 11’étoit préparé là-dessus.
Il faut même qu’il Içache qu’il ya beaucoup de ces Pièces de 48. 40.& 36. livres, dont on le lert fortbien dans les Places & dans les Siè-ges , & qu’il y en a auslì de calibreau-dessus de 48. livres, comme àStrasbourg, où il y en a une de96. livres.
Les Espagnols par dévotion leuront donné quelquefois des noms deSaints, témoins les douze Apôtresque PEmpcreur Charles-Quint fitfaire à Malaga, pour son expéditionde Tunis.
Le plus gros canon dont il soitfait mention dans nos Histoires, estcelui qui fut fondu à Tours sousLouis XI. & transporté à Paris. IIétoit de zoo. liv. de baie, & por-toit depuis la Bastille jufqu'à Cha-renton. On croit que c’étoit plutôtun Mortier qu’un Canon.
II est fait mention d une Serpen-tine de Malaga, qui étoit de 80. li-vres de baies, dont le bruit faisoitavorter les femmes. D’une autrede 70. livres, de la timentelle deMilan, de la Diablesse de Bolduc, ôc*de quelques-autres, dont la portéeétoit prodigieuse.
Sous Charles VII. il y avoit uncanon d’une fi grande pesanteur,qu’il falloit cinquante chevauxpour le traîner fur son affût. Maisle canon que le Prince Eugene pritfur les Turcs dans Belgrade, ou dansleur Camp, qui tire ao. livres deboulets & 32. livres de poudre,passe tous ceux qu’on ait vus denotre teins.
Les Turcs fe sont servis autrefoisde gros canons, & de boulets depierre, & s’en fervent encore dansleurs Forteresses maritimes.
Sous Charles VIII. Louis XII. &François I. les canons étoient com-munéînent de 50. livres de baies.
C’est de France que l’ufage de hgrosse