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nuire & tout le harnois dont ilsétoient equipe's dans les Batailles ;on disoit dans ce sens un cheval biencaparaçonné. Quelques-uns appel-lent aullì Caparaçon le Chafj'e-mouche,ou le filet dont on couvre les che-vaux pour les garantir des mouches.
CAPE, ou grand paefi, c’est lala grande voile n’un vaisseau. Etreà la cape, c’est ne porter que lagrande voile bordée & amarréetoute arriéré. On met aussi à lacape avec la misc'ne & l’artimon.On se tient à la cape par un grosvent contraire.
C A P E' E R, Carpeyer , tenue deMarine. Aller à la cape, mettre leVaisseau à la cape, c’est faire servirla grande voile seule, après avoirferlé toutes les autres ; & portantle gouvernail fous le vent, on metle Vaisseau coté à travers, pour lelaisser aller à la dérive, & le main-tenir en un Parage autant qu'il estpossible, soit pendant un vent forcé& de gros teins, soit de beau tems,quand la nuit ou la brume surpren-nent auprès d’une Côte, qu’on n’apas encore reconnue, & où parprécaution on ne veut aborder quele jour. Si le vent n’est pas forcé,on porte auífi la misaine, & quel-quefois on y ajoute l’artimon ;niais dans le gros tems on amèneles perroquets & les huniers pourdonner moins de prise au vent ; &
si forage est fi grand, qu’on nepuisse plus capeyer, on fait le jet, &on met le Vaisseau à sec, le laissantaller à miîts Ôt à cordes.
CAPITAINE, cn matière deguerre, a toujours signifié un Com-mandant ou un Chef de Troupes,& de Soldats. La qualité de Capi-taine a été autrefois beaucoup plushonorable, qu’clle n’est aujourd’hui.Depuis Louis XII. jusqu’à Henri IV.les personnes les plus distinguées,par leur valeur dans les ArméesErançoises étoient nommées Capi-taines. On disoit : le Capitaine
Montluc, le Capitaine Charri, leCapitaine Lancques, dcc. Ce nomn’étoit donné qu’à ceux qui coin-mandoient, ou qui avoient com-mandé des Bandes d’Infanterie.
Dans les Légions de six millehommes, que François I. institua,chaque Capitaine commandoit millehommes : Ces mille hommes étoientpartagés en dix Bandes, comman-dées chacune par un OlHcier , quin’avoit pas le titre de Capitaine;mais celui de Centenier.
Les Capitaines ont été un tems,où ils n’avoient que deux gradesau-dessus d eux, le Général óc sesLieutenans, ses Mestres de Camp.De plus la force, dont étoient lesCompagnies, faisoit de ces Capitai-nes, ce que font presque aujour-d’hui les Colonels.
On a l’exemple d’Officiers quiont commandé des Corps de quatreà six mille hommes fous le seul ti-tre de Capitaine : il est vrai quede li gros Corps étoient de troupesEtrangères, lbit Ecossois, Allemands,Suisses, ou Italiens, que des Gen-tilshommes de ces Nations ame-noient au service de nos Rois, cequi a duré jusques fous Louis XIII.que la Nation eonnoissant fa force,& sentant qu’elle pouvoit se suffire,ne s’est plus souciée d’avoìr desEtrangers à fa solde, excepté lesSuisses.
Dans les tems les plus réculés denotre ancienne Milice Françoise, letitre de Capitaine n’étoit point don-né aux Officiers d’Armée. Ceuxqui commandoient fous les Comtes,à fous le Duc#, au tems de la pre-mière & seconde Race de nosRois étoient les Viguicrs & lcsCcn-teniers. Depuis l’institution de laChevalerie avant Philippe Auguste,les Chevaliers Bannercts avec letitre de Bannercts commandoientles diverses Brigades de la Gen-darmerie.
Mais quand nos Rois, outre lesTrou-