Band 
Tome I.
Seite
423-424
JPEG-Download
 

4*3

CAP

CAP

qu’on lui a montres, & il polie lesOfficiers des équipages aux envi-rons, pour empêcher les charre-tiers & les valets de s'écarter, &d’aller en maraude au lieu de fau-cher, ce qui est de conséquence.

Après les fourages, ce font lesconvois, où le Capitaine Généraltravaille le plus. II vient tous lessoirs à l’ordre chez le Directeur Gé-néral des vivres, où il est avertiquand on en doit faire, & du nom-bre de caissons qu’il doit fournir,ou de charettes fans caissons, &pour exécuter régulièrement cequ'on lui ordonne à ce sujet, dèsqu’il est arrivé à fa tente, il prendla plume, & fait une répartitionpar équipages du nombre qu’onlui demande.

Quand les caissons font arrivés,c’est au Capitaine Général à enfaire la revue, pour connoître sichaque Capitaine a fourni le nom-bre qui lui a été ordonné au Camp ;& dans les meilleurs caissons il faitmettre le pain frais, & la farinefine pour les Officiers Généraux;ensuite il fait défiler les autres versles fours en nombre suffisant pourcharger sans confusion, tenant lamain à ce que les Capitaines & Con-,docteurs ne les abandonnent point,& qu’ils comptent le pain eux-mê-mes fans se fier aux charretiers.

Quand le chargement est fait, leCapitaine Général est exact à fairepartir les caillons, soit la nuit,soit le jour aux heures qui lui fontprésentes, ce qu’on ne manque pasde lui donner par écrit, <& il en usede même avec ses Capitaines.

Quand il n’y a ni convoi ni fou-rage ordonné, il doit se lever dumatin, faire fa ronde dans tous lesparcs, prendre garde si les Capi-. rqines voyent étriller leurs che-vaux, s’ils sont bien pansés, s’ilsboivent à l’heureordinaire, mangentl’avoine. En faisant cette ronde,il doit prendre garde si les charre-

4*4

tiers ont apporté suffisamment dufourage, & s’il est bien choisi.

Tous les huit jours au moins ildoit faire la visite des équipages.Tous les mois les Capitaines luidoivent donner un état de la con-sommation des avoines, cuirs, me-dicamens, & autres choses. II estobligé de visiter les chevaux, & siles Capitaines, conducteurs, & au-tres les négligent, il en fait sonrapport au Directeur Général desvivres.

Si dans un convoi, dans un fou-rage ou autrement, les ennemisont pris ou tué des chevaux, pilléou brûlé les charettes & les muni-tions , il aide aux Capitaines à dres-ser leur procès.verbal. Tous lessoirs il doit rendre un compte exactau Directeur de ce qui est arrivé denouveau dans les équipages.

C’est à lui à tenir exactement lamain à ce que les Reglemens faitspour la police des équipages, soientexécutes. Quand un charretiertombe malade, il lui doit donnerun billet pour aller à THópital, &si le nombre des charretiers dimi-nue , il en avertit le Directeur, afinqu’il écrive dans les lieux, d’où ilen peut tirer.

Après le licenciement des Trou-pes, il fait une revue exacte de tousles équipages ; il en dresse un étatqu’il remet au Directeur des vivres,qui leur assigne des quartiers d'hy-ver. Voila en général les princi-pales fonctions d’un Capitaine gé-néral des vivres.

CAPITAINE de Charroi, estun homme qui à ciquante chevauxà conduire. II doit être expéri-menté dans le métier, autrement leservice en souffre, & PEntrepeneurdes vivres, ou Munitionnaire, yperd considérablement : car unéquipage périt, quand il est entreles mains d’un homme qui n’en-tend pas ce manège. On n’en aque trop d’expérience.