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lui aura marqué, & il doit empê-cher ses gens de s’e'carter, les obli-geant les uns les autres à chargerleurs trousses.
Quand il a reçu l’ordre pour al-ler au convoi, il doit faire prépa-rer & nettoyer la quantité de cais-sons, qui lui est ordonnée, fans enaugmenter le nombre d’un seul. Sitout l’équipage est commandé , ilne laisse à ion parc qu’un Haut - le-pied pour avoir soin des chevauxmalingres. II marche à la tête versles fours qui lui font Indiqués.
II y dispose ses caissons d’une ma-niéré qu’il n’empêche point le pas-sage des rues, afin que les autrespuissent se rendre de même que luiaux endroits, qu’ou leur a mar-qués. Après qu’il a montré sonordre aux Commis préposés auxfours qui lui font échus pour lechargement de ses caissons, & enson absence aux Boulangers, il faitmonter ses Charretiers fur le moyeude la roué, pour avoir la facilitéde ranger le pain dans le caisson, &de le manier doucement.
Pendant qu’on charge le pain, leCapitaine doit fe promener le longdes caissons, qu’on remplit si lesfours font de fuite, & prendre gar-de si les Boulangers accusent tout-haut chaque compte qu’ils délivrent.S’ils parlent d’une voix basse, il s’enplaint au Commis, qui doit les obli-ger à parler haut.
Le Capitaine ne doit point rece-voir de pain chaud fans un ordrepar écrit, parce que si on ne lefait pas distribuer d’abord, la cha-leur concentrée remplit ce paind’humidité qui le corrompt endeux jours.
Quand un caisson est rempli, leCapitaine le ferme à clef, & le faitretourner au parc. S’il est obligéde changer de four, il compte avecle Commis, ou le Boulanger, don-ne son reçu, passe aux autres, oùil donne le même ordre.
Quand le chargement est fait, lesCapitaines, s’ils font dans une vil-le , vont faire les emplettes, quileur font nécessaires , & ils tirentdes magasins fur leurs reçus au basdes ordres du Capitaine Général,les fers, doux, vieux oing, cuirs,& les autres choses, qui fervent àl’entretien de leurs équipages.
Si le convoi ne se fait que pourdes farines, des grains, des sacsvuides, dcc. Le Capitaine, qui ena reçu l’ordre, avant que de partir,fait mettre ses caissons fur le ven-tre dans son parc, pour marcheravec ses charettes seules, & il doitgarder aux magasins le même ordre,qu’il doit garder aux fours.
Le jour marqué pour la distri-bution du pain il sc prépare à rece-voir les ordres par écrit du commisgénéral du parc des vivres, que luiapportent les Majors, Aides-Ma-jors, & Sergens des Regimens, &il fait ouvrir scs caissons, pour di-stribuer en plusieurs lieux à la fois,s’il est nécessaire.
Chaque Charretier délivre soncaisson en présence de son Capitai-ne, de son Conducteur, ou d’unCommis, il compte tout haut lepain, qu’il livre dans le sac du Sol-dat, & l’on en marque le nombre,à mesure que l’on acquise, Com-pagnie par Compagnie, sur l’ordredu Commis Général, qui reste en-tre les mains du Capitaine pour fafureté.
Quand la distribution est ache-vée dans le parc, le Capitaine doitfaire lui-même la revue de tous scscaissons , compter exactement lepain qui lui reste, & en dresser unétat, où il distingue le pain rassisd’avec le pain frais, & il remet lesoir même cet état entre les mainsdu Commis Général du Parc, avecles ordres, qu’il a reçus pour ladistribution.
Enfin un Capitaine de Charroidoit remettre au Trésorier com-mis