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sans y rien ajouter sinon dans lahauteur de cet épaulement.
II n’y a gueres plus de deux sié-cles que les Catapulter étaient enusage dans l’attaquc & la défensedes places, & elles ne le cédaientni en force ni en grosseur à cellesdes Anciens. Genghiscan & Tinnir-bec en avaient de si énormes qu’el-les chassaient des meules de moulinL des masses affreuses. MahometII. fut le premier qui donna le plusde vogue aux canons. II y avoitlongtems qu’on ne parloit plus deCatapultes, & fous son régné l’in-vcntion en étoit perdue, quandtout d’ui» coup on les vit reparaîtreau jsiége de Rhodes en 1482. quoi-qu’il n’y eût gueres plus de centcinquante ans qu’on s’cn servaitencore.
La Catapulte comme la Balìsteavoit différois noms, les GrecsPont appellée d’une façon, & lesRomains de l’autre. César l’appelletantôt Catapulte , tantôt Onager,Onagre. Les Grecs de la moyenneantiquité Pappellent tantôt l’un tan-tôt l’autre. Animien Marcellin ex-prime la catapulte par le terme detormentum , & quelquefois d ’nnagre.Froillart sc sert de celui d’ Engin,mais celui-ci est trop général : onpeut entendre par ce terme la ba.liste ôc la catapulte. L’Historien deCharles VII. appelle celle-ci Enginà verge. Enfin pour finir cet arti-cle je n’ai plus rien à dire, sinonque P Auteur que j’ai consulté faitun grand cas de la catapulte. II lamet au-dessus de nos mortiers, &la trouve d’uu grand secours dansune Ville assiégée, où elle peut ar-rêter les progrès & même renver-ser, combler & détruire les travauxdes Assiégeans.
* C A T H E'T E , mot grec quisignifie le plomb d’un Maçon, &qu’on emploie pour signifier uneligne qui tombe perpendiculaire-ment fur une autre. On dit, en
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catoptrique, 'cathéte d 1 incidence, iccatbáte de rcstexion. Toute lignequi tombant fur une autre, formeun angle droit, se nomme lignecathétique.
* CATOPTRIQUE, c’est laScience de la Vision réfléchie, oupartie de l’optique , qui expliquela réflexion des rasons de lumièrepar ses principes & ses effet.
CATURS : ce font des Vais-seaux de guerre de Bantam qui sontcourbés óc aigus par les bouts &qui portent une voile tifluë d’her-bes & de feuilles d’arbres.
CAVALLERIE: L’ancienneCavallerie légère de l’rance, con-nue fous le nom d’Archers & deCarabins , a été celle des Cheva-liers -Bannerets, & des Chcvaliers-Bacheliers, qui la levoient à leursolde environ Pan 1120. pour le ser-vice de nos Rois ; mais la premiè-re Cavallerie, reglée par les Roisde France, fut nommée Chevaux-Legers, & Carabins, au lieu queles Gendarmes étoient armés depied-en-cap. Ils furent divisés enCompagnies Franches de 300. ou400. Maîtres chacune, tant Alba-nais que François ; les Compa-gnies furent ensuite formées en pre-mières Compagnies d’Ordonnancefous Charles VII. en 1443. Ellesaugmenterent fous Louis XII. en1499. qui les solda en 1309. sous lecommandement du Capitaine Géné-ral Albanais. Elles furent ensuite ré-gimentés en 1633. fous Louis XIII.
Les Compagnies d’Ordonnancecréées par Charles VII. causerent ladécadence des anciens Chevaliers.Depuis ce régné, jusqu’à Henri II.inclusivement il y a eu, outre laGendarmerie, quatre espèces de Ca-vallerie ; les Hommes d’Armes,les Chevaux-Legers, les Estradiots,& les Argoulets. Je parlerai fousson titre des Chevaux-Legers, quifont aujourd’hui partie de la Mai-son du Roi.
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